(Traduit de l’Anglais en Français)
B.P. 11560 Dibba Al Fujairah
Emirats
Arabes Unis
Janvier 2001
Avant – Propos,
De tous les
complots dirigés contre l’Islam dans les temps modernes, le plus dangereux est
la fausse prétention à la Prophétie proclamée au début de ce siècle. Cette
prétention a été la principale cause de la large propagation du chaos mental
dans la communauté (UMMAH) au cours de ces soixante dernières années. Comme
pour tous les autres schismes, la principale source de ce mal est l’ignorance
que beaucoup de Musulmans manifestent généralement vis-à-vis de leur religion.
S’ils avaient été réellement imbus de sa connaissance (de la religion) et avaient développé une compréhension claire de l’article de foi relatif à la finalité de la prophétie, il aurait été presque impossible pour un faux prétendant à la prophétie de s’enraciner et de réussir parmi les Musulmans après le dernier ministère du Prophète Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui).
A cette conjoncture, la meilleure perfection et le remède effectif pour éradiquer ce mal est d’éduquer un grand nombre de gens à propos de la véritable foi dans la finalité de la prophétie de Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) en insistant sur l’importance et la valeur de cet article de foi dans la religion islamique.
Il est aussi urgent que tous les doutes et toutes les notions sceptiques sur le dernier ministère du Prophète Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) soient éliminés de la raison et de la logique. Ce livret a été conçu pour servir cette grande cause. Les lecteurs qui le trouvent important feraient un pas de plus et étendraient leur entière coopération dans la propagation de son contenu.
Ce livret doit aussi atteindre les personnes illettrées. Que ceux qui ont étudié le lisent pour eux. On espère que l’étude de ce livret ne servira pas seulement à immuniser les gens qui n’ont pas été contaminés par cette maladie mais fera en sorte que la vérité se manifeste aux personnes bien pensantes parmi celles qui auraient été contaminées par certains de ces germes.
Cependant, ceux qui sont tombés victimes du mensonge sont restés inaccessibles à toute raison, espoir et salut reposent seulement sur Allah.
Abul A’la
Maududi
Lahore, 12
Février 1962
Au nom
d’Allah, le Très Clément le Très Miséricordieux.
« Muhammad n’a jamais été le père de l’un de vos hommes,
mais le messager d’Allah et le dernier des prophètes.
Allah est Omniscient. » (Qu’ran 33 : 40)
Ce verset a été révélé dans le 5ème passage de la Surat Al-Ahzab. Dans ce passage, Allah fournit des réponses à toutes les objections avancées par les hypocrites, qui ont proféré une tempête de calomnies, de médisances et de méchancetés sur le mariage du Saint Prophète Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) avec Hadrat Zainab (Qu’Allah soit satisfait d’elle.)
Ces hypocrites avancent que Zainab était l’épouse du fils adoptif du Saint Prophète Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) et que du fait de cette relation, elle avait la position de la belle fille du Prophète. Ainsi, après son divorce avec Zaid, le Prophète avait épousé sa belle fille.
Dans le but de rejeter cette allégation, Allah a dit clairement dans le verset 37 que ce mariage avait été motivé par une sanction Divine et avait eu lieu pour servir comme un précédent juridique (légal) autorisant les hommes Musulmans à se marier aux épouses de leurs fils adoptifs après qu’elles aient divorcé avec leurs conjoints. Plus loin dans les versets 38 et 39, Allah affirme qu’aucune puissance ne pouvait empêcher le Prophète de remplir l’obligation Divine. Les prophètes sont ordonnés de craindre Dieu, et non les gens . Cela a été une pratique invariable des apôtres de transmettre le message divin sans aucune attention non essentielle et à accomplir sans hésitation les devoirs recommandés à eux par Allah . Ensuite, un verset qui a été révélé avait anéanti la base de toutes leurs objections.
En premier lieu, ils ont condamné : « Vous avez pris votre belle fille comme épouse, en violation de votre propre loi que l’épouse du fils est interdite au père. »
Dans le rejet de cette accusation, il est affirmé par le Tout-Puissant :
« Muhammad n’a jamais été le père de l’un de vos hommes. »
De cette façon, rendant absolument clair que l’homme qui avait divorcé avec son épouse, pris en adoption par le Prophète, n’était pas son fils ; l’acte, cependant n’implique pas une violation .
L’argument de leur deuxième accusation se présentait ainsi : « Admettons que le fils adoptif ne soit pas le propre fils, et que sur cette base un père devrait légalement marier l’épouse divorcée de son fils adoptif, mais où était la contrainte pour le Prophète d’agir ainsi ? »
Voici la réponse d’Allah à cette accusation :
« Mais, en vérité, il est l’Apôtre d’Allah. »
L’implication est que c’était un ordre d’Allah au Saint Prophète Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) d’effacer tous les préjudices et de déclarer tous les tabous, ainsi que les coutumes païennes qui avaient été inutilement imposés aux gens comme légales.
Dans cet ordre, l’acte du Prophète était sans équivoque et ne laissait pas de doute. (Voir à la fin, Apostille 1)
Pour souligner particulièrement ce point, Allah dit : (Khatim Al Nabbiyeen) :
« Et il est le dernier dans la lignée des Prophètes »
Ce qui signifie qu’aucun messager , ni même un prophète chargé de la mission d’accomplir (effectuer) des réformes dans le domaine de la Loi ou de la société qui aurait été omise (à Dieu ne plaise) du vivant de Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) ne le succédera jamais. Depuis qu’Allah ordonna le ministère du Prophète Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) être le dernier, c’était par conséquent, impératif qu’il s’emploie à déraciner ce mœurs païen.
Plus loin le point a été souligné dans la révélation ( Wa Kan ul-Allahi be Kulle Shai-in’ Aleema) :
« Allah est Omniscient. »
La véritable signification de cette révélation est qu’Allah a jugé mieux d’enlever ce mœurs païen à travers la mission du Prophète Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) et qu’Allah seul savait le mal que la perpétuation de ce mœurs infidèle aurait occasionné. Allah était bien avisé que la lignée de la prophétie s’arrêterait avec Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) et que les prédecesseurs doivent être suivis par la Communauté entière. Il avait aboli les mœurs, de sorte qu’aucun homme ne puisse être comparable en rang au Prophète Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) qui a pu accomplir cette tâche. Et supposons qu’un réformateur s’était présenté dans les derniers temps et avait brisé ces mœurs, son acte n’aurait pas constitué un événement permanent et universel pour que les Musulmans de tout âge et tout pays le suivent. Aucune autre personne qui suit n’aura incarné la sainteté divine, liée à la personne du Prophète Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui). Ainsi, le précédent, qu’aucun homme excepté Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) n’a le pouvoir d’annihiler toutes les traditions païennes des âmes des gens pour tous les jours à venir.
Le Jugement du
Texte du Qur’an.
Un groupe qui a avancé l’hérésie d’une nouvelle prophétie dans les temps modernes explique le sens de l’idée de la « Finalité de la Prophétie » comme étant une « Empreinte de la Prophétie .», de cette façon impliquant tous les prophètes qui succéderaient à Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) porteraient son empreinte et atteindraient à la prophétie par son seul sceau.
Personne en d’autres termes, qui n’a porté le sceau de Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) n’arriverait au rang de la prophétie. Mais le contexte dans lequel l’expression « le dernier dans la lignée des Prophètes » a été révélée dans le Saint Qur’an ne laisse aucun espace pour une telle spéculation. En effet, « le dernier dans la lignée des Prophètes » porte la signification visée par ce groupe , puis ce terme est sûrement déplacé du contexte dans lequel il a été révélé. En outre, lorsque le terme est chargé de cette signification, il modifie tout le sens du verset révélé.
Dans ce verset, Dieu réfute l’accusation, dissipe les doutes créés par les gens méchants au sujet du mariage du Prophète Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) avec Zainab (Que Allah soit satisfait d’elle), la femme divorcée avec le fils adoptif du Prophète, Zaid. Supporte-t-il la raison de mettre une interpolation brusque dans ce contexte sur le point que Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) était le « Sceau des Prophètes » et qu’Allah lui avait délégué l’autorité d’attester le sérieux des prophètes successeurs ?
Cette interprétation n’a aucune relation avec le contexte, pas du tout même et est contraire au but de l’argument divin contre les hérétiques. Si cette interprétation était vraie, les incroyants auraient bien dit : « rien ne presse maintenant pour faire disparaître cette coutume » Vous pourrez laisser cette tâche sain et sauf pour vos prophètes successeurs qui porteront votre cachet. Selon cette seconde interprétation l’idée de la finalité de la prophétie avancée par ce groupe, il est dit que l’expression « Dernier dans la lignée des Prophètes » signifie le « Prophète exalté. »
Ils expliquent plus loin que la lignée des Apôtres continuera quoique l’excellence de la Prophétie ait atteint son apogée dans la personne de Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui). Cette interprétation n’est pas moins défectueuse et nuisible que l’autre. Elle ne porte durement aucune relation au contexte et ; en effet, donne un sens contradictoire du verset. Prenant ce fil d’ arguments, les infidèles et les hypocrites auraient plausiblement fait ressortir : “ Monsieur, il y aurait d’autres prophètes après vous, cependant inférieur en rang comparé à vous, pour accomplir la mission Divine, pourquoi le considérez-vous pour vous seul pour changer aussi cette coutume?”
Il est évident que le texte puisse avoir un sens et il est vrai que Khatam-al-Nabiyyin veut dire « la Finalité de la Prophétie » avec une implication claire que la prophétie a atteint son apogée et s’est arrêté avec Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui).
Ce n’est pas seulement le contexte qui supporte cette interprétation mais aussi la lexicographie.
Selon le lexique arabe et l’usage linguistique, « Khatam » signifie apposer un sceau ; fermer ; arriver à la fin ; et porter quelque chose à sa fin ultime.
· Khatam al-Amala est équivalent à « Faraghamin al- Almali » qui signifie « surmonter une tâche. » « Khatama Al-lna » porte le sens de « Le navire a été fermé et scellé de sorte que rien ne peut y entrer, ni son contenu ne peut en être déchargé. »
· « Khatam-al-Kitab » porte le sens de « La lettre a été fermée et scellée de sorte qu’elle est totalement protégée. »
· Khatama-Ala-al-Qalb » signifie « Le cœur a été scellé de sorte qu’il ne peut rien percevoir de neuf, ni ne peut parjurer ce qu’il avait déjà absorbé. »
· « Khitamu- Kulli- Mashrubin » veut dire « le goût final reste dans la bouche lorsque la boisson est finie. »
· Katimatu Kulli Shaiinn. « Aqibatuhu wa Akhiratuhu » signifie « la fin au cas où chaque chose marque son destin et une fin ultime. » « Khatm-ul-Shaii Bulagha Akhirahu fait allusion au sens, « Terminer une chose c’est-à-dire la faire arriver à sa limite ultime. »
Le terme Khatam-i-Qur’an est utilisé dans le sens similaire et les versets qui terminent les sourates du Qur’an sont appelés Khawatim.
Khatim-ul-Qaum Akhirhuum signifie « Le dernier homme dans la tribu. » (Se référer à Lisan-u-‘Arab ; Qamus et Aqrab- ul- Muwarid). (Voir à la fin Apostille 2,)
Pour cette raison, tous les linguistes et commentateurs sont unanimes que Khatam-Ul-Nabiyyin signifie « Le dernier dans la lignée des prophètes. « Le mot Khatam dans le sens du dictionnaire et selon l’usage linguistique ne se réfère pas au timbre poste collé à la lettre expédiée.
Son sens littéral est le « cachet » qui est mis sur l’enveloppe pour mettre en sécurité son contenu.
Le sens du mot
Khatam qui émerge hors du contexte du Saint Qur’an et qui est le même que celui
livré dans tous les lexiques de la langue arabe est aussi affirmé par les
observations du Saint Prophète Muhammad (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui).
Nous citons quelques traditions authentiques pour illuster ce cas :
Un homme a érigé une construction et a doté l’édifice d’une grande
beauté mais il a laissé une niche(vide) au coin, juste une brique manquait. Les
gens tournaient autour de la
construction et s’émerveillaient de sa beauté, mais ils
s’étonnaient de la brique manquante. Je suis comme cette
brique laissée et je suis le dernier de la lignée des prophètes. »
(Bukari, Kitab-ul-Munaqib)
(En d’autres
termes, avec la venue du Prophète Muhammad (Paix et Bénédictions d’Allah sur
Lui), l’édifice de la Prophétie a été complété. Il n’y a donc aucune niche vide
pour pourvoir une chambre pour un autre prophète).
Quatre traditions
relatant ce sujet ont été enregistrées, dans Muslim, Kitab-ul-Fada’il,
Bab-ul-Khatimini Nabiyyin. La dernière tradition contient la phrase
supplémentaire suivante : ‘‘ Ainsi je suis venu et la lignée des
Prophètes est arrivée à la fin
avec moi.’’
La même tradition dans les mêmes mots a été rapportée dans Tirmidhi, Kitab-ul-Manaqib, Bab-Fadlim Nabi, et Kitab-Adab et Bab-ul-Amthal. Dans Musnad Abu Dawud Tayalisi, cette tradition a été incorporée parmi d’autres traditions rapportées par Jabir bin Abdullah, et sa dernière phrase laisse voir « C’est avec moi que la lignée des Prophètes est arrivée à sa fin. »
Musnad Ahmad
contient des traditions rapportées par Hadrat Ubayyi bin Ka’b, Hadrat, Abu
Sa’id Khudri et Hadrat Abu Huraira (Que Allah soit satisfait d’eux) sur le même
sujet avec une légère variation des mots ici et là.
Et la lignée des prophètes a touché à sa fin avec moi.(Muslim ,Tirmidhi, Ibn Majah).
· Le Prophète d’Allah(p.s.s.l) a affirmé : « La chaîne des Messagers et des prophètes est arrivée à la fin. Il n’y aura de messager, ni de prophète après moi. » (Tirmidhi, Kitab-ur-Rouya Bab Zahab-un- Nubuwwa, Musnad Ahmad, Marwiyat-Anas bin Malik)
· Le Saint Prophète(p.s.s.l) a dit : « Je suis Muhammad ; Je suis Ahmad, Je suis l’effaceur et l’infidélité disparaîtra à travers moi, Je suis le rassembleur. Les gens se rassembleront au Jour du Jugement Dernier après ma vie ( En d’autres mots, le jugement est mon seul successeur). Et je suis le dernier dans ce sens qu’aucun prophète ne me succédera » (Bukhari et Muslim, Kitab-ul-Fada’il ; Bab : Asmaun-Nabi ; Tirmidhi, Kitab-ul-Adab, Bab : Asma-un-Nabi, Muatta, Kitab-u-Asma-in-nabi, Al-Mustadarak Hakim, Kitab-ul-Tarikh, Bab : Asma-un-Nabi).
·
Le Prophète de Dieu (p.s.s.l) a fait observer : « Dieu
Tout-Puissant n’a envoyé au monde un prophète qui n’a averti son peuple contre
la venue de Dajjal (l’Antéchrist)
mais il n’est pas apparu de leur vivant. Je suis le dernier dans la lignée des
prophètes et vous êtes la dernière communauté des croyants. Certes, Dajjal
apparaîtra parmi vous. » (Ibn Majah, Kitab-ul-fitan, Bab : Dajjal).
·
Abdur
Rahman bin Jubair a raconté : « J’ai entendu Abdullah bin Amr ibn
As dire qu’un jour le Saint Prophète (P.s.s.l) venait de sa maison et joignait
notre compagnie. Sa manière nous donna l’impression comme s’il allait nous
quitter ». Il a dit : « Je suis Muhammad, le prophète
analphabète d’Allah» et répétait cette déclaration trois fois. Puis il
affirma : « Il n’y aura aucun prophète après moi. » (Misnad Ahmad, Marwiyat,
Abdulhah bin ibn’-As)
·
Le Saint
Prophète (p.s.s.l) a dit : « Allah n’enverra aucun autre Apôtre
après moi, mais seulement les Mubashshirat. Il a demandé :
Qu’entendez-vous par al-Mubashshirat. Il a dit : la bonne vision, la
vision d’un pieux. » (Musnad Ahmad, Marwiyat Abu Tufail, Nasai, Abu
Dawud).
En d’autres
mots, il n’y a aucune possibilité de la révélation divine dans le futur. Tout
au plus si quelqu’un reçoit une inspiration provenant d’Allah, il la recevra sous forme de « rêve
fait par des pieux. »
·
Le Saint
Prophète de Dieu (p.s.s.l) a dit: « Si un Apôtre allait me
succéder, il aurait été Umar bin Khattab. » ( Tirmidhi,
Kitab-ul-Manaqib)
·
Le
Prophète de Dieu (p.s.s.l) a dit: « Hadrat’ Ali, tu m’es proche
comme Aaron l’était pour Moïse (Paix soit sur lui). Mais aucun Apôtre ne
viendra après moi. » ( Bukhari et
Muslim, Kitab Fada’ il as-Sahaba).
Cette
tradition est mentionnée dans Bukhari et Muslim sur le compte de la bataille de
Tabuk.
Musnad
mentionne aussi deux traditions reportées par Hadrat Sa’ad bin Waqqas (Qu’Allah
soit satisfait de lui) sur ce sujet. La dernière phrase dans l’une de ces
traditions est libellée comme suit : « Tenez, il n’y aura pas de
prophétie après moi. »
Les notes
détaillées de ces traditions sont incorporées dans les récits de Abu Dawud
Tayalisi, Imam Ahmad et Muhammad bin Ishaque rapporte qu’à la veille de son
départ pour la bataille de Tabuk, le Saint Prophète (p.s.s.l) avait résolu de
laisser Hadrat’Ali derrière lui pour surveiller la défense et superviser les
affaires à Médine. Les hypocrites commencèrent à répandre des insinuations et
des rumeurs à propos de Hadrat Ali. Ce dernier alla voir le Prophète et
lui soumit : « Oh Prophète d’Allah, allez-vous me laisser parmi
les femmes et les enfants ? » A cette occasion, pour mettre son
esprit en paix ; le Saint Prophète (p.s.s.l) a dit : « Vous
êtes pour moi comme était Aaron pour Moïse. » En d’autres mots, comme
Hadrat Moïse sur le Mont Tur avait laissé Hadrat Aaron pour surveiller la tribu
d’Israël, c’est ainsi je
(Muhammad) vous laisse pour surveiller la défense de
Médine. » Au même moment, craignant que cette allusion comparative à
Hadrat Aaron pourrait par après provoquer les hérésies, le Saint Prophète
(p.s.s.l) l’a immédiatement clarifié en ajoutant : « Il n’y aura
pas de prophète après moi. »
Abu Dawud dans
Kitab-ul-Malahim a enregistré une autre tradition rapportée par Abu Huraira sur
le même sujet. Tirmidhi avait aussi enregistré ces deux traditions comme
rapportées par Hadrat Thauban et Hadrat Abu Huraira. Le texte de la seconde
tradition est libelée comme suit : « Il arrivera que trente
imposteurs surgissent et chacun d’eux prétendra être Apôtre de Dieu. »
·
Le Saint Prophète (p.s.s.l) a dit : « Dans
la tribu d’Israël qui partit avant vous, il y avait en effet des gens pareils
qui avaient la communion avec Dieu, bien qu’ils ne fussent pas ses Prophètes. Si jamais devrait
surgir un homme parmi mon peuple qui aurait la communion avec Dieu, ce ne
serait personne d’autre que « Umar (Qu’Allah soit satisfait de
lui). » (Bukhari, Kitab-ul-Manaqib)
Une version
de cette même tradition dans « Muslim » contient Muhaddithuna au lieu
de Yukallimuna. Mais alors Mukalima et Muhaddith possède le même sens.
Exemple :
Un homme jouit du privilège d’avoir une communion directe avec Dieu ou une
personne est adressée par le Tout-Puissant à partir de l’invisible.
Ainsi, nous
concluons que s’il devrait y avoir une personne parmi les compagnons de
Muhammad qui pouvait avoir la communion avec Dieu sans être élevé à la dignité
de la prophétie, il aurait été « Umar ».
Un grand nombre de telles traditions du Saint Prophète (p.s.s.l.) ont été
rapportées par les compagnons et beaucoup de compilateurs les avaient
enregistrés à partir de plusieurs sources. Une étude sur ces traditions montre
que le Saint Prophète (p.s.s.l.) à plusieurs occasions, dans diverses voies et
par des mots différents, a explicitement précisé qu’il était le dernier
Prophète de Dieu ; qu’aucun autre prophète ne le suivra et que la lignée
des prophètes s’est terminée avec lui. En outre ceux-là qui prétendraient être
Prophètes et Messagers de Dieu après ce temps seraient des imposteurs et des
menteurs (voir Apostille n° 4)
Il ne peut y avoir aucune autre
interprétation de mots du Saint Qur’an qui puisse être authentique, crédible et
concluante, sur Khatam –un-Nabiyyin. que ce qui est donné par le Saint Prophète (p.s.s.l.). Car la
crédibilité du Saint Prophète (p.s.s.l.) n’a pas besoin d’aucune preuve. La
source de ses mots est inattaquable. Ses mots sont authentiques et constituent
une preuve en soi. Lorsque le Prophète explique un Nuss du Saint Qur’an, son
explication est la plus authentique et une preuve positive.
La question
est de savoir à qui d’autre, en dehors du Saint Prophète (p.s.s.l.) à qui
le Qur’an a été révélé, est mieux qualifié pour comprendre son sens et
expliquer son contenu à nous ? Et il est celui qui donne une explication
alternative. Considérerons-nous ses déclarations comme dignes de notre
considération, laissant notre soumission tranquille ?
Le
consensus des compagnons
Après le
Saint Qur’an et la sunnah, le consensus des compagnons du Saint Prophète
(p.s.s.l.) occupe la 3e position. Toutes les traditions authentiques
révèlent que les compagnons du Prophète (p.s.s.l) avaient unanimement fait la
guerre aux prétendants à la prophétie et à leurs adhérents après le décès du
Saint Prophète (p.s.s.l.).
A cet égard,
le cas de Musaïlama est
particulièrement significatif. Cet homme n’a pas nié que Muhammad (p.s.s.l)
était un Prophète de Dieu ; cependant, il avait affirmé que Dieu l’avait
désigné co-prophète de Muhammad pour partager sa tâche. La lettre, adressée au
Saint Prophète (p.s.s.l.) juste avant la mort de Musaïlama, dit ceci :
« De Musaïlama, le Prophète de Dieu à Muhammad, le Prophète d’Allah
(p.s.s.l). Je voudrais vous informer que j’ai été désigné comme vôtre
partenaire pour participer à la charge de la prophétie. »
L’historien Tabari avait enregistré une tradition, disant que l’appel à :
« Je témoigne que Muhammad est le Prophète de Dieu. »
Malgré la claire
affirmation de la prophétie de Muhammad (p.s.s.l), Musaïlama avait été déclaré
apostat et avait été excommunié de la société de l’Islam.
Pas
seulement cela, mais une guerre était aussi déclarée contre Musaïlama.
L’histoire
témoigne aussi le fait que la tribu de Hunaifa (Bani Hunaif) avait, de bonne
foi, accepté la prophétie. Ils avaient été réellement amenés à croire que
Muhammad (p.s.s.l) avait de son propre accord déclaré Musaïlama comme son
partenaire dans la prophétie. Un homme qui avait appris le Qur’an dans la
Sainte Cité de Médine était parti chez les Bani Hunaifa et présenta faussement
les versets du Qur’an comme ayant été révélé à Musaïlama.
Bien que les
Bani Hunaifa aient été délibérément mal informés, néanmoins les compagnons du
Saint Prophète (p.s.s.l.) ne les
avaient pas reconnus comme musulmans et avaient envoyé une armée contre eux. Il
n’y a pas lieu ici de se tromper
pour les combattre que les compagnons s’étaient battus contre eux comme des
rebelles mais comme des apostats. La loi islamique impose que dans le cas de la
guerre contre les rebelles musulmans, les prisonniers pris lors des combats ne
peuvent pas être pris pour des esclaves.
La loi exige
davantage que les rebelles dhimmis, lorsqu’ils étaient pris comme prisonniers
au cours de la bataille, ne peuvent être mis en esclavage. Mais lorsque
l’action militaire était menée contre Musailama et ses compagnons, Hadrat Abu
Bakr déclara que les femmes et les enfants de l’ennemi seraient pris comme
esclaves ; et lorsqu’ils ont été faits prisonniers au cours de la
bataille, ils étaient réduit à
l’esclavage. Une fille d’entre eux avait été donnée comme esclave à Hadrat Ali.
Elle lui a donné un garçon du nom de Muhammad bin Hanfiya, personnage célèbre
(renommé) dans l’histoire de l’Islam (Al Badaya wan-Nihaya, vol. V1, pp
316-325).
Cet
événement est une preuve claire du fait que lorsque les compagnons se battaient
contre Musailama, ils ne l’ont pas accusé de rébellion. L’accusation contre lui
était qu’il avait prétendu à la prophétie après que la lignée des prophètes
était arrivée à la fin avec Muhammad (p.s.s.l.). Ainsi il avait méconduit d'autres gens qui avaient affirmé
la foi dans sa prétention à la prophétie. L’action contre Musailama était prise
immédiatement après la mort du Saint Prophète (p.s.s.l.) sous le leadership de
Hadrat Abu Bakr Siddique (Que Dieu soit satisfait de lui), avec l’appui unanime
de tous les compagnons. On ne trouverait de meilleur et explicite exemple de
consensus des compagnons que celui-là.
Le
consensus des Ulémas de la Ummah
Puis ce qui
suit dans la ligne de source de la jurisprudence islamique après le consensus
des compagnons a été arrêté, en matière de religion, vient celui des Ulémas des
Musulmans qui sont venus après le temps des compagnons (Que Dieu soit satisfait
d’eux). Un regard à travers l’histoire de l’Islam depuis le 1er
siècle jusqu’aux temps modernes, nous révèle le fait que les Ulémas de toutes
les périodes dans chaque pays islamique au monde sont unanimes dans leur
conviction qu’aucun nouveau prophète ne viendra après Muhammad (p.s.s.l). Tous
sont d’accord dans la croyance selon laquelle tout celui qui prétend à la
prophétie après Muhammad (p.s.s.l) et met la foi dans une telle réclamation est
un apostat et mérite l’excommunication de la Communauté des Musulmans.
Les faits
suivants sont présentés pour illustrer cela :
·
Du vivant
de l’Imam Abu Hanifa (80 A.H- 150 A.H), un homme a prétendu à la prophétie et a
dit : « Laissez-moi vous montrer les preuves de ma prophétie. »
Sur ce, le grand Imam a averti les gens : « Tout celui qui demandera
à cette personne les preuves de la prophétie, deviendrait un apostat car le
Prophète d’Allah (p.s.s.l.) a affirmé explicitement : « Aucun
Prophète ne viendra après moi. » (Manaqib al-Imam-i-Azam Abi Hanifa, Ibn Ahmad
al-Makki ; vol.1. p. 161, publié à Hyderabad, Inde, 1321 A.H.)
· Allama Ibn Jabir Tabari (224 A.H- 310 A.H) dans son commentaire renommé du Saint Qur’an donne l’intérprétation suivante du verset, « Walakim-ul-Nabiyyin » « Il avait fermé et scellé la prophétie et la porte (de la prophétie) ne s’ouvrira pour un autre jusqu’à la fin du monde. » (Commentaire de Ibn-i-Jabir, vol. , p12)
·
Dans son livre
« Aqida-i-Salfia », en expliquant les croyances des pieux (croyants,
patients et particulièrement ceux d’Imam Abu Hanifa, Imam Abu Yussuf et Imam
Muhammad, Imam Tahavi (230 A.H- 321 A.H.) écrit que le Saint Prophète (p.s.s.l.) est le très haut vénérable serviteur de
Dieu. Il est le Prophète choisi et
le Messager d’Allah le plus favori. Il est le dernier des Prophètes, le leader
des Saints, le chef des Messagers d’Allah et le bien-aimé du Seigneur. Après
lui, chaque prétention à la prophétie est une erreur manifeste et un culte de
son mal (Sharah al-Tahawiya Fil-‘Aqidat-ul-Salfia, Dar-al-Ma’arif, Egypte pp. 15,87,
96, 97, 100, 102).
·
Allama
Ibn Hazm Andulasi (384 A.H.- 456 A.H.) écrit : « Il est certain que
la chaîne des révélations divines est arrivée à la fin après la mort du Saint
Prophète (p.s.s.l.). La preuve
consiste en effet à ce qu’aucun autre prophète ne puisse être le
récipient des révélations divines et Dieu a affirmé que Muhammad n’a jamais été
le père de l’un de vos hommes mais le Messager de Dieu et qu’il avait scellé le
ministère de la prophétie. » (Al- Mohallah, vol.1. p.26)
· Imam Ghazali (450 A.H.- 505 A.H.) dit : « Si le droit de rejeter l’autorité du consensus était admis, il donnerait lieu à beaucoup d’absurdités. Par exemple, si quelqu’un dit qu’il est possible pour une personne d’atteindre le statut de Prophète, après nous n’hésiterons pas de le qualifier d’infidèle. Mais au cours d’une discussion, un homme qui prouve qu’il n’y a aucune répugnance à qualifier une telle personne d’apostat, c’est un péché et il aura à chercher de l’aide du consensus pour soutenir ses arguments parce que la raison n’exclut pas la possibilité de l’existence d’un « nouveau prophète. » Comme pour des compagnons de « nouveaux prophètes », ils ne seront pas complètement incapables de faire des interprétations variées sur La Nabiyya Bai’di, « Il n’y aura aucun prophète après moi. » et Khatam-ul-Nabiyyin, « le dernier des prophètes. » Un compagnon de nouveaux prophètes » pourrait dire que Khatam-ul-Nabiyyin, « Dernier des Messagers proéminents. » Si vous croyez que le mot « prophète » est un nom commun, il aurait très facilement donné à ce terme une signification particulière quant à sa propre prophétie. Dans ce même ordre d’idée : « Aucun prophète ne viendra après lui .» Il y a une différence entre un prophète et un messager, le statut d’un prophète est plus élévé que celui d’un Messager. Le fait est que de telles absurdités peuvent être attribuées à ad infinitum. Ce n’est pas difficile à notre point de vue de procéder à de différentes interprétations du mot. En outre, il n’y a pas assez de possibilités aux gens de toujours commettre des erreurs et au-delà de ces points dans l’exposition de ces mots clairs. Nous ne pouvons jamais dire que ceux-là qui font de telles interprétations sont coupables du refus de ces injonctions claires. Mais réfuter ceux-là qui ont leur foi dans de fausses expositions, nous pourrons dire que l’Ummah entière, par un consensus d’opinions, reconnaisse que l’expression « Aucun prophète ne viendra après lui. » Et le contexte des traditions suggère que le Saint Prophète signifiait que « Aucun prophète , aucun Messager ne le suivra. » En outre, la Ummah est d’accord sur ce point du Saint Prophète ne laissent de doute pour des interprétations différentes qui lui sont données par le consensus de la Ummah et celui qui ne se joint pas au consensus n’est moins plus qu’un dissident (Al-Iqtisad Fil Aiteqab, p. 114, Egypte).
· ( Nous avons cité ici le texte original en arabe (dans l’Edition Urdu) de l’opinion d‘Imam Ghazali parce que les dénégateurs de l’idée de la finalité de prophétie ont défié avec véhémence l’authenticité de cette référence).
· Mohy-us-Sunnah Baghawi (décédé en 510 A.H.) écrit dans son commentaire Ma’lam-al-Tanzil : « Dieu a fait arriver la lignée des Prophètes à la fin avec lui. Ainsi, il est le Prophète final …Ibn Abbas affirme que Dieu (dans ce verset) avait donné son verdict qu’aucun prophète ne viendra après le Prophète Muhammad (p.s.s.l) (vol. 3. p. 158)
·
Allama Zamakhshri ( 467 A.H.- 538 A.H)
écrit dans son commentaire intitulé Kashshaaf, « Si vous demandez comment
Muhammad peut-il être le dernier des Prophètes alors que Hadrat’Isa (Jésus
Christ) apparaîtra vers la fin du monde ? Je répondrais que la finalité de
la prophétie de Muhammad
(p.s.s.l.) signifie que personne d’autre ne sera dotée de ce ministère après
lui. Hadrat Issa est parmi ceux-là auxquels la prophétie était confiée avant
Muhammad (p.s.s.l.). De plus Hadrat’Issa apparaîtra comme un compagnon de
Muhammad et offrira des prières en
tournant son visage vers la Qiblah de l’Islam, en tant que membre de la
communauté musulmane. (Vol. 2, p.215)
·
Qazi Iyad
(décédé en 544 A.H) écrit : « Celui qui prétend à la prophétie,
affirmant qu’un homme peut atteindre le statut de prophète ou peut acquérir la
dignité du prophète à travers la purification de l’âme, comme cela est tenu par
quelques philosophes et sufis, de même tout celui qui ne prétend pas être un
prophète mais déclare qu’il reçoit de la révélation divine, toutes ces
personnes sont des apostats et des dénégateurs de la prophétie de Muhammad
(p.s.s.l.), car Muhammad (p.s.s.l.) nous a transmis le message de Dieu, le
message divin qu’il avait finalement scellé la mission de la prophétie et qu’il
était envoyé en qualité de prophète et de Messager à tout le genre humain. Le
consensus de la Communauté entière reconnaît que les paroles du Saint Prophète
(p.s.s.l.) sont assez claires et éloquemment dites de sorte qu’elles
n’admettent pas une autre interprétation ou amendement dans leur signification.
Ainsi, il n’y a aucun doute que toutes ses sectes sont en dehors du giron de
l’Islam non seulement du point de vue du consensus de la communauté mais aussi
sur base de ces paroles qui ont été transmises avec la plus haute
authenticité. » (Shifa, vol.2 pp. 271).
·
Allama
Shahrastani (mort en 548 A.H) dans son livre célèbre, « Almila Wan
Wahal » écrit : « Et de même pour celui qui dit qu’un prophète
viendra après Muhammad (p.s.s.l.), il n’existe pas deux opinions pour qualifier
qu’un tel homme est un infidèle. » (vol 3, p.249)
·
Imam Razi
(543 A.H- 606 A.H), dans son œuvre « Tafsir Kabir », tout en
expliquant la signification du verset « Khatam-un-Nabiyyin »
déclare : « Dans ce contexte, le terme
« Khatam-un-Nabiyyin » a été utilisé dans le sens selon lequel un
prophète dont le ministère n’est pas définitif peut laisser quelques
injonctions ou commandements incomplets ou pour un prophète à venir pour
compléter la tâche. Mais un
prophète qui n’aura pas de successeur est plus attentif et fournit des lignes
de conduites claires pour ses partisans. Il est comme un père qui sait qu’après
lui, il n’y aura pas de gardien ni de patron pour veiller sur son
enfant. » (vol 6, p. 581)
·
Allama
Baidawi (mort en 685 A.H) dans son commentaire, Anwar-ul-Tanzil écrit :
« En d’autres termes, lui, Muhammad (p.s.s.l.), est le dernier de tous les
Prophètes. Il est l’unique avec lequel la lignée des prophètes prend fin, celui
dont la venue a scellé le ministère de la prophétie. La descente de Hadrat Issa
(p.s.l) après le Prophète Muhammad (p.s.s.l) n’est pas une contradiction de la
finalité de la prophétie de Muhammad puisque Hadrat Issa se présentera comme un
partisan de la Shariah de Muhammad. » (vol. 4, p.164).
·
Allama
Hafiz-ud-Din Al-Ansafi (mort en 710 A.H) dans son commentaire,
Madarla-ut-Tanzil », écrit : « Et lui Muhammad (p.s.s.l.) est
celui qui a clôturé le cycle prophétique,…En d’autres termes, il est le dernier
de tous les prophètes. Dieu ne désignera pas un autre prophète après lui.
Concernant Hadrat’ Issa (p.s.l), il est déclaré qu’il est parmi ceux qui ont
été désignés Prophètes avant Muhammad (p.s.s.l.). Et lorsque Hadrat’ Issa
apparaîtra de nouveau, il sera un partisan de la Shariah de Muhammad
(p.s.s.l.), et un parmi les fidèles. » (p. 471)
·
Allama
Alau-din Baghdadi (mort en 725 A.H) dans son commentaire «
Khazin » écrit : « Wa Khatam-un-Nabiyyin », en d’autres
termes, Dieu a conclu la prophétie en lui, Muhammad (p.s.s.l.). Dorénavant, il
n’y aura pas de prophétie après lui, ni il n’y aura de partenaire avec lui dans
la prophétie,… Wa Kan Allahu Bikulli Shaiin Alima, Dieu sait qu’aucun prophète
ne viendra après lui. » (pp 471-472).
·
Allama
Ibn Khathir (mort en 774 A.H) écrit dans son commentaire bien connu sous le nom
de « Tafsir Ibn Kasser ». Ainsi ce verset est une preuve suffisante
du fait qu’aucun prophète ne viendra après Muhammad (p.s.s.l.) et lorsqu’il est
dit qu’aucun prophète ne viendra après lui, c’est une conclusion prévue
qu’aucun messager ne lui succédera car le ministère d’un messager occupe une
place prépondérante sur celui d’un prophète. Chaque messager est un prophète ,
mais tous les prophètes ne sont pas des messagers. Tout celui qui prétend à la
prophétie après Muhammad (p.s.s.l.) est un menteur, un scissionniste, un
imposteur, un corrompu et un séducteur. Malgré son incroyable jonglerie et ses
faits magiques, tout celui qui ferait cette prétention dans l’avenir jusqu’à la
fin du monde appartient à cette classe. » (vol. 3, pp 493-494).
·
Allama
Jalal-Ud-Din Suyuti (mort en 911 A.H) écrit dans son commentaire intitulé
« Jalalain » : « Dieu est attentif au fait qu’aucun
prophète ne succédera à Muhammad (p.s.s.l.) et lorsque Issa (p.s.l)
réapparaîtra dans le monde, il agira conformément à la Shariah de Muhammad
(p.s.s.l.). » (p. 768).
·
Allama
Ibn Nujaim (mort en 970 A.H) dans son célèbre travail sur les canons de la
jurisprudence intitulé « Al Ashbah wan-Nazair »
Kitab-us-Siyyar : Bab al Raddah, écrit : « Tout celui qui ne
considère pas Muhammad (p.s.s.l.) comme le dernier Prophète de Dieu n’est pas
un Musulman, car la finalité de la prophétie de Muhammad (p.s.s.l.) est l’un de
ces articles fondamentaux de la foi que chaque Musulman doit comprendre et
croire. » (p.179)
·
Mulla Ali
Qari (mort en 1016 A.H ) dans son commentaire « Fiqh Akbar »,
écrit : « Prétendre à la prophétie après le ministère de notre
Prophète Muhammad (p.s.s.l.) est une pure infidélité d’après le consensus de la
communauté. » (p.202).
·
Shaikh
Ismail Haqqi (mort en 1137 A.H) tout en élucidant ce verset dans son commentaire « Ruh-ul-Bayan »,
écrit : « Asim lit le mot « Khatam » avec un accent
tonique sur la lettre « ta » qui signifie l’instrument de timbrage et
de cachetage juste comme « l’imprimante » est une machine qui
imprime. La connotation du mot est que le Saint Prophète (p.s.s.l) était
le dernier de tous les prophètes et Dieu a scellé le ministère de la prophétie
à travers son agence. Dans la langue perse, la même signification sera exprimée
par le terme « Mohar Paighambran. » Le sceau de Prophète,
c’est-à-dire sa venue ( de Muhammad donc) scella la porte de la prophétie et
avec lui, le cycle prophétique. D’autres narrateurs prononcent le mot
« Khatam » avec l’accent tonique sous la lettre « ta » qui
signifie dire que Muhammad (p.s.s.l.) était celui qui scella les portes de la
prophétie. Dans la langue perse la même signification sera exprimée par l’expression
« Mohar Konindai Paighambran » « Le sceau des prophètes »,
de toutes façons, le mot « Khatam » possède une et la même
signification…Ainsi, l’Uléma de la Communauté de Muhammad (p.s.s.l.) héritera
seulement de lui l’éminence spirituelle. L’héritage de la prophétie est éteint,
puisque Muhammad (p.s.s.l.) a scellé le ministère de la prophétie pour tout le
temps à venir. La venue de Hadrat Issa (p.s.l) après Muhammad (p.s.s.l.) n’est
pas une contradiction à la finalité de la prophétie de Muhammad. Le terme
« Khatam-un-Nabiyyin » le rend clair dans ce sens qu’aucun autre ne
sera désigné prophète après Muhammad (p.s.s.l.).
·
Hadrat
Issa (p.s.l) était désigné Prophète avant Muhammad (p.s.s.l.) et Issa (p.s.l)
apparaîtra comme un partisan de la Shariah de Muhammad (p.s.s.l.). Issa offrira
des prières, sa face tournée vers la Qiblah indiquée par Muhammad (p.s.s.l.).
Hadrat Issa sera l’un des fidèles
de l’Islam. Il ne recevra d’ailleurs aucune révélation Divine ni ne
promulguera de nouvelles injonctions. Il agira comme un partisan de Muhammad
(p.s.s.l.). Ahl-Sunnat wal Jam’at (la secte Sunnite) sait qu’aucun prophète ne viendra après notre
Prophète Muhammad (p.s.s.l.) puisque Dieu a affirmé : « Wa lakin
Rasul Allahi wa Khatam-un-Nabiyyin » et le Prophète a dit : « La
Nabiya Ba’di (Il n’y aura pas de prophète après moi.). Dorénavant, toute
personne qui dit qu’un prophète succédera à Muhammad (p.s.s.l.) deviendra un
apostat, puisqu’il aura dénié un article de base de la croyance. De même, toute
personne qui entretient de doute au sujet de la finalité de la prophétie de
Muhammad (p.s.s.l.) sera aussi déclarée
infidèle, car la discussion antérieure a distingué le vrai du faux. Toute prétention à la prophétie après
Muhammad (p.s.s.l.) est absolument fausse. »
·
Dans
Fatawa-i-Alamgiri compilé par des
éminents savants du sous-continent indien sous la direction de Aurangzeb
Alamgir, au 12e siècle de l’Hégire, il est inscrit : « Un
homme qui ne considère pas Muhammad (p.s.s.l.) comme le dernier Prophète de
Dieu n’est pas un Musulman, et si un homme semblable prétend être un messager
de Dieu, il serait proclamé
apostat. » (vol 2, p.263).
·
Allama
Shoukani (mort en 1225 A.H) dans son commentaire, « Fath-ul-Qadeer »
écrit : « La plupart des gens ont lu le mot Khatam avec un accent
tonique sous la lettre « ta » mais Asim lit le même mot avec accent
tonique sur « ta ». La première lecture signifie que Muhammad
(p.s.s.l.) clôtura le cycle
prophétique ; en d’autres
termes le Saint Prophète (p.s.s.l.) arriva le dernier de tous les Prophètes. La
seconde lecture signifie que le Saint Prophète a été le sceau par lequel
le ministère de la prophétie était
finalement clôturé et que sa venue donne la grâce au groupe des Prophètes de
Dieu.
·
Allama
Alusi (mort en 1270 A.H) dans son commentaire, « Ruh-ul-Ma’ani »,
écrit : « Le mot « prophète » est commun, mais le mot
« Messager » possède une signification particulière. Ainsi, lorsque
le Saint Prophète (p.s.s.l) est appelé le Sceau des Prophètes. » et qu’en
suite nécessairement qu’il est aussi le « Sceau des Messagers. »
L’implication de la position du Saint Prophète comme « le Dernier de tous
les Prophètes et des Messagers de Dieu est que par Son élévation à la dignité
de la Prophétie en ce monde, la même dignité a aussi été abolie et aucun homme
ne peut dorénavant atteindre cette dignité. » (vol 22, p.32).
·
Toute
personne qui prétend recevoir des révélations divines en qualité d’un prophète
après la venue du Prophète Muhammad (p.s.s.l.) doit être pris pour un infidèle.
Il n’y a aucune différence d’opinion parmi les Musulmans sur ce point. » (Ibid, vol.22, p.38). L’affirmation dans le Livre de Dieu du
Prophète Muhammad (p.s.s.l.) comme « le Dernier des Prophètes » est
sans équivoque. La Sunnat l’a clairement expliqué et la communauté est parvenue
au consensus sur ce point. Ainsi tout celui entretenant des prétentions
contradictoires contre cette position doit être déclaré apostat. » (Ibid, vol. 22, p. 39).
Ceux-ci sont
les exposés de principaux savants, juristes, érudits de hadiths et des
commentateurs
de chaque domaine de l’Islam, du sous-continent indien au Maroc et à l’Espagne
(Andalousie) et de la Turquie au Yémen. Nous avons signalé leurs dates de
naissance et de décès dans chaque cas pour que le lecteur puisse réaliser en un
coup d’œil que cette liste comporte les éminents auteurs pour chaque centenaire
de l’histoire islamique en parcourant entre le premier et le treizième siècle.
Nous aurions même ajouté des exposés faits par les docteurs instruits de
l’Islam ayant appartenu au quatorzième siècle, mais nous avions omis
expressément les Ulémas du 14e siècle parce que certains pourraient
avancer que ces savants ont expliqué les significations de
« Khatam-i-Nabuwat » comme le Sceau de tous les prophètes en vue de
réfuter la prétention des nouveaux prophètes du temps moderne.
Pourtant, il
ne peut être dit que les Ulémas des siècles passés entretenaient des sentiments
d’animosité contre les personnalités du temps postérieur prétendant être des
prophètes. Ces écrits le rendent aussi clair au-delà de doute que depuis les
premiers siècles jusqu’aujourd’hui, le monde musulman en entier a unanimement
adopté l’expression « Khatam-un-Nabiyyin » pour signifier « le
Dernier de tous les prophètes. » Les Musulmans de tous les temps ont été
unanimes en croyant que le ministère de la prophétie a été scellé après la
venue du Saint Prophète (p.s.s.l). Il n’y a jamais eu de divergence de vue
parmi les Musulmans que toute personne qui profère une prétention à la
prophétie et ceux qui y croient sont en dehors des limites de l’Islam. Le temps
est arrivé pour tous les hommes raisonnables de juger qu’ en face de toute
cette évidence massive la simple signification de l’expression «
khatam-un-Nabiyyin » donnée par le dictionnaire, l’interprétation du
verset coranique dans sa vraie perspective, l’exposition du Saint Prophète
lui-même et le consensus sur la finalité de la prophétie de Muhammad
(p.s.s.l.) de tous les Musulmans
partout au monde depuis la période des compagnons du Saint Prophète jusqu’aujourd’hui,
des fidèles musulmans ; quelle vision est donnée pour une interprétation
alternative et quelle justification
peuvent-ils donner en ouvrant la porte de la prophétie pour un nouveau
prétendant. D’ailleurs, comment ces gens peuvent-ils être acceptés comme des
Musulmans qui n’ont pas seulement exprimé leur opinion en vue d’ouvrir la porte
de la prophétie, mais ils ont en fait catapulté un homme dans le château des
prophètes de Dieu et sont devenus les partisans de ce pêcheur ? A cet
égard, trois points de plus sont remarquables.
Dieu
est-il l’Ennemi de notre foi ?
En première
position, la prophétie est une question délicate. En rapport avec le Saint
Qur’an, l’idée de la prophétie est pareille à un article fondamental de la foi
si bien que celui qui croit en cette idée est un croyant et celui qui refuse de
croire est un infidèle. Si un homme ne met pas sa croyance en un prophète, il devient un apostat ;
de même s’il croit en la prétention d’un imposteur d’être un prophète, il
devient un infidèle. Dans une telle délicate et imposante question, Dieu
l’Omniscient ne peut certainement espérer avoir fait une glissade. S’il y avait
un prophète après la période de Muhammad (p.s.s.l.). Dieu aurait clarifié cette
possibilité dans le Saint Qur’an
ou Il aurait ordonné à Son Apôtre Muhammad de faire une déclaration claire à ce
sujet. L’Apôtre de Dieu ne serait pas mort sans avoir averti son peuple que
d’autres prophètes lui succèderaient et que ses partisans doivent placer leur
croyance dans les prophètes à venir.
Dieu et son
Messager (p.s.s.l) avaient-ils quelques intentions de détruire notre foi en
nous cachant la possibilité d’ouvrir la porte de la prophétie après la venue de
Muhammad (p.s.s.l.) et l’arrivée d’un nouveau prophète. Ainsi en nous plongeant
dans l’embarras que si nous ne croyions pas dans le ministère d’un nouveau
prophète, nous nous abjurerions l’Islam ? Au-delà de cela, non seulement
étions-nous pris dans les ténèbres par Dieu et Son Messager (p.s.s.l) sur ce
sujet, mais au contraire, ils observèrent et affirmèrent que la communauté pour
les derniers 1300 ans (maintenant 1400) n’a pris aucune autre signification et
même aujourd’hui tient le point de vue qu’aucun prophète ne viendra après
Muhammad (p.s.s.l.). Dieu et Son Messager , pourraient-Ils réellement gâcher
notre foi ? Supposons un moment que l’admission au ministère de la
prophétie est ouverte et un nouveau Prophète apparaît, nous devons le refuser
sans embages. Pour ce refus, Dieu nous demanderait des comptes au jour du
Jugement ; mais nous avancerions tout le dossier sur le compte de Ses
propres affirmations et injonctions devant Lui et cette évidence prouvera que (
Dieu pardonne) le Livre d’Allah et la Sunnah de Ses Messagers (p.s.s.l) nous a
conduit à ne pas croire au nouveau prophète et nous a ainsi condamnés d’être infidèles. Nous n’avons pas peur
qu’après avoir considéré ce dossier,
Dieu Tout-Puissant considérera qu’Il convient de nous punir pour
blasphème contre le nouveau Prophète. Mais si la porte de la prophétie est en
fait fermée et qu’aucun prophète ne viendra après Muhammad (p.s.s.l.), et
malgré le fait qu’une personne place sa foi dans la prétention d’un nouveau
prophète, cette dernière devrait vraiment réfléchir sur quel dossier il
présenterait devant Dieu , sa défense afin d’ éviter la punition pour blasphème
et pour ainsi obtenir le salut ? Tel un homme qui regarderait à travers le
matériel de sa défense avant qu’il ne soit produit devant l’Auguste cour du
Tout-Puissant. Il comparerait ce matériel avec le dossier que nous avons
présenté et jugera alors pour lui-même si le matériel sur lequel il a confiance
pour sa défense est valable et peut bénéficier de la confiance d’un homme
raisonnable : peut-il courir le risque d’être puni pour cela avec le type
de défense qu’il a à sa disposition ?
Avons-nous
besoin d’un prophète à présent ?
Le second
point qui exige de la considération est que la prophétie n’est pas une qualité
qui peut être obtenue par toute personne qui prouve lui-même être digne de cela
en se dévouant aux prières et aux bonnes actions. N’existe-t-il pas une chose
comme une récompense en reconnaissance du bon
service . La prophétie est un ministère et Allah désigne certaines personnes à
cette tâche pour accomplir un besoin particulier. Lorsqu’un tel besoin se
présente, Dieu désigne un prophète pour accomplir la tâche. Allah n’envoie pas
de prophète dans une succession rapide lorsqu’il n’existe pas de besoin ou
lorsque le besoin a été accompli. Dans le cas où nous nous référons au Qur’an
afin de trouver les conditions lorsque les prophètes étaient choisis par Allah,
nous arrivons à savoir qu’il existe seulement quatre conditions sous lesquelles
les prophètes ont été envoyés au monde.
Premièrement,
il y avait besoin pour un prophète d’être envoyé à une certaine nation pour
laquelle aucun prophète n’a été envoyé avant et le message apporté par le
prophète d’une autre nation ne pouvait pas atteindre ces gens.
Deuxièmement,
il y avait besoin d’envoyer un prophète puisque le message d’un dernier
prophète a été oublié, ou les renseignements des prophètes précédents ont été
falsifiés et alors, il était devenu impossible de suivre le message apporté par
ce prophète.
Troisièmement,
les gens n’ont pas reçu l’ordre complet d’Allah de suivre un prophète ancien.
Ainsi les prophètes successeurs étaient envoyés pour réaliser la tâche en
complétant la religion d’Allah.
Quatrièmement,
il y avait nécessité pour un second prophète de partager la responsabilité du
ministère avec le premier prophète.
Il est
évident qu’aucune des nécessités ci-dessus ne soit restée pour être accomplie
après la venue du Prophète Muhammad.
Le Saint
Qur’an dit que le Prophète Muhammad (p.s.s.l.) avait été envoyé comme porteur
des instructions pour toute l’humanité. L’histoire culturelle du monde produit
le témoignage du fait que depuis la venue du Saint Prophète (p.s.s.l) jusqu’à
présent, les conditions semblables ont toujours prévalu dans le monde, elles
ont contribué à transmettre son message à toutes les nations pour tous les
temps. Il s’ensuit donc, que différentes nations n’ont plus besoin de
différents prophètes après l’époque du Saint Prophète (p.s.s.l). Le Saint
Qur’an , les recueils du Hadith et les détails biographiques de la vie de
Muhammad (p.s.s.l.) soutiennent le témoignage du fait que le message divin
apporté dans ce monde par le Saint prophète (p.s.s.l) existe dans sa forme
originale et pure.
Le message
des prophètes n’a souffert d’aucun processus de distorsion ou de falsification.
Pas un simple mot n’ a été ajouté ou biffé du Saint Livre que le Prophète
(p.s.s.l) a apporté dans le monde en provenance d’Allah Tout-Puissant, personne
ne peut ajouter ni biffer quoi que ce soit de ce livre jusqu’au Jour de la
Résurrection.
Le message
que le Saint Prophète (p.s.s.l) a amené, en paroles et en actions, nous a été
transmis dans une telle forme compréhensive, pure et originale que nous le
sentons comme si nous étions en train de vivre dans l’environnement et dans la
période du Saint Prophète (p.s.s.l).
Dans cette
voie, la seconde condition sous laquelle les prophètes sont envoyés dans le
monde a été aussi satisfaite.
Troisièmement,
le Saint Qur’an affirme clairement que Dieu a finalement complété Sa Mission
Divine par l’entremise du Prophète Muhammad (p.s.s.l.) .
Alors, il
n’existe plus de place pour un nouveau prophète de conduire une mission divine
pour son accomplissement. Comme concernant la quatrième condition, si un
partenaire était réellement désiré, il aurait été désigné à l’époque du
Prophète Muhammad (p.s.s.l.) pour partager le fardeau de son ministère. Depuis,
aucun co-prophète n’était nommé, cette condition a été accomplie.
Nous devons
envisager cependant, une cinquième condition sous laquelle il y aurait besoin
d’un nouveau prophète après Muhammad (p.s.s.l.). Si quelqu’un soutient que les
gens sont tombés dans la dépravation, ainsi il y a besoin d’un nouveau prophète
pour réformer les gens dégénérés. Lorsqu’un prophète était envoyé uniquement
pour introduire des réformes, de quoi aurions-nous besoin maintenant pour faire
la réforme ? Un prophète est désigné pour qu’il soit receveur de la
révélation divine et les révélations divines sont faites dans un but exprès et
adéquat de transmettre un nouveau message ou de corriger les mots qui se sont
glissés dans une religion ancienne.
Lorsque le
Saint Qur’an et la Sunnah du Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) ont été préservés dans leur forme
originale et compréhensive, et lorsque la mission Divine a été accomplie par
Muhammad (p.s.s.l.), tous les besoins possibles pour la transmission des
révélations divines ont été réalisés. Il n’ y a pas encore besoin de
réformateurs pour purifier les mauvais au monde et il n’y a non plus de place
pour les prophètes.
Une
nouvelle prophétie est une
malédiction plutôt qu’une bénédiction pour la communauté.
Le troisième
point qui nécessite une considération est que toutes les fois qu’un prophète a
été envoyé à un certain groupe de gens, la question de la foi et de
l’infidélité le préoccupait indépendamment de ces gens. Les fidèles forment une
communauté et les incroyants en forment automatiquement une autre différente de
la première. Ce qui sépare ces deux communautés n’est pas périphérique ou
superficielle mais c’est une différence
fondamentale sur l’incroyance en un prophète, et ces deux communautés ne
peuvent jamais se fondre l’une dans l’autre à moins qu’un groupe d’un côté,
décide d’abandonner sa croyance.
En outre,
ces deux communautés tirent leur guidée et leurs lois de deux sources
différentes. Une secte poursuit la loi émanant des messages divins et de la
Sunnah du prophète Muhammad (p.s.s.l.) dont elle croit, l’autre est
fondamentalement opposée à l’idée de ce prophète considéré comme le
législateur. Sur cette base, il devient
impossible pour ces groupes de former une société unifiée et cohésive.
Il sera parfaitement clair à quiconque de considérer les faits ci-dessus en
vue que la Finalité de la
Prophétie est une grande bénédiction d’Allah pour les Musulmans. C’est à cause
de cela que la communauté a été capable de former une fraternité permanente et
universelle.
La croyance
en la finalité de la prophétie a protégé la société musulmane du danger de la discussion fondamentale
qui pourrait résulter d’une division permanente dans ses rangs. Maintenant,
tout homme qui accepte le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l) comme un Guide et un Leader désigné divinement
et n’est pas aussi disposé à chercher l’instruction dans toute autre source
excepté dans le message divin du Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) est un membre de la fraternité
islamique. Et sur cette base, il peut se joindre à tout moment à cette
fraternité.
Si le
ministère de la Prophétie n’a pas été scellé une fois pour toutes après
Muhammad (p.s.s.l.) , les fidèles à l’Islam ne pourraient jamais avoir forgé
une société cohésive dans la mesure où chaque nouveau prophète aurait brisé l’unité
de la Communauté.
Un homme
raisonnable, après une courte délibération arrivera à la conclusion selon
laquelle lorsqu’un prophète a été envoyé à toute l’humanité (non pas juste pour
un certain groupe ou une certaine nation), et lorsque le message divin a été
complètement transmis à travers ce prophète et plus loin lorsque les
enseignements du prophète ont été pleinement préservés, le ministère de la
prophétie devait être scellé après lui dans ce sens que le monde entier puisse
s’unir dans une obéissance en ce prophète pour former une fraternité basée sur
la croyance. Seulement, dans cette voie, la fraternité universelle islamique
peut-elle être protégée contre les dissensions inutiles qui pourraient surgir
souvent à l’apparition de chaque nouveau prophète .
Un prophète
peut être une ombre ou un prophète buruzi, ou un prophète législateur porteur d’un livre divin. » L’apparition de tout
prophète de Dieu désigné aura diverses conséquences sociales sur ses partisans
formant une communauté. Et ses détracteurs seront condamnés comme des infidèles
et de ce fait sont en dehors du giron de l’Islam. Cette division de l’humanité est inévitable lorsque la
nécessité pour un prophète est inévitable. Mais en l’absence d’un tel besoin,
il est complètement impossible de penser qu’Allah, dans sa Sagesse et sa
Bienfaisance, causerait inutilement de désaccord parmi Ses Créatures sur les
questions de foi et de croyance privant à Sa créature la possibilité de former
une communauté. Ainsi, ce qui est confirmé par le Qur’an , ce qui est
clairement affirmé être vrai par la Sunnah et le consensus de la communauté est
aussi confirmé par la raison. Celle-ci demande que le ministère de la prophétie
doit rester dorénavant scellé pour toujours.
La
réalité du « Messie » c’est-à-dire « L’incarnation de Jésus
Christ. »
Les
propagandistes de la nouvelle prophétie, à l’instar de Ahmadiyya Qadianiyah,
disent toujours aux Musulmans laïcs que les traditions ont prédit la venue d’un
« Christ incarné. » Ils argumentent que le Christ était un prophète.
Ainsi sa réapparition n’est pas
contraire au concept de la finalité de la prophétie qui est valide, mais néanmoins, l’idée de
la parution du « Christ incarné » est aussi soutenable.
En plus, ils
expliquent que le « Christ incarné » ne fait pas référence au Christ,
fils de Marie (psl). Le Christ (psl) est mort. La personne dont la venue a été
prédite dans la tradition est un « homme semblable au Christ,
l’incarnation de Jésus . Et il est telle une personne qui est déjà arrivée. Le
suivre n’est pas contraire de croire en la finalité de la prophétie ».
Pour exposer
la fausseté de ce cas, nous reproduisons ici les traditions authentiques sur ce
sujet avec des références complètes aux travaux impérieux sur les hadiths.
Après avoir parcouru cette collection de Hadiths, les lecteurs jugeront comment
les observations du Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) sont aujourd’hui
présentées dans une forme qui n’a aucune relation avec la forme originale et le
contenu.
Traditions
relatives à la descente du Christ, Fils de Marie
·
Hadrat
Abu Huraira rapporte que le Prophète Muhammad (p.s.s.l.) avait dit :
« Je jure par celui qui a le pouvoir sur ma vie, le fils de Marie
descendra parmi vous comme un souverain juste. Il brisera la croix et tuera le
cochon, (cfr Apostille 5) et mettra fin à la guerre. » (Bukhari Kitan
Hadith al Anbiya ; Bab Nuzul Ibn Isa Maryam, Muslim, Bab Bayan Nuzul’ Isa,
Tirmidhi, Aswab-al-Fitan, Bab Fi Nuzul Issa, Musnad Ahmad, Marwiya-Abu
Huraira).
Dans une autre tradition, le mot Jizya a été remplacé par Harb ,
« la guerre », par exemple, il abolira le « Jizya » sur les
incroyants (cfr. Apostille 6 ).
·
Une
tradition rapportée par Hadrat Abu Huraira dit : « Le Jour du
Jugement Dernier n’arrivera pas avant la descente de Jésus, fils de Marie, et
ces mots sont suivis par le reste
comme donné dans la tradition ci-haut citée. (Bukhari,
Kitab-ul-Muzalim : Bab Kasr-ul-Salib ibn Majah, Kitab-ul-Fitan al-Dajjal).
·
Hadrat
Abu Huraira rapporte que l’Apôtre d’Allah, Muhammad (p.s.s.l.) a fait
observer : « Comment seriez-vous lorsque le fils de Marie
descendra parmi vous et qu’ un parmi vous dirigera l’office de l’Imam, leader
lors des prières ? » (Bukhari, Kitab Hadith Anbiya, Bab : Nuzul
Isa, Muslim, Nuzul Isa, Musnad Ahmad, Marwiyat Abu Huraira).
·
Hadrat
Abu Huraira raconte que l’Apôtre d’Allah (p.s.s.l.) a dit : « Le
Christ, fils de Marie tuera alors le cochon et fera disparaître la guerre. Une
congrégation pour la prière sera tenue en sa faveur. Il distribuera une énorme quantité de biens de sorte que personne n’aura besoin de rien. Il
abolira les taxes. Il campera à Rauha (un endroit situé à une distance de près
de 35 miles de Médine) et délà, partira pour perfectionner le Grand et le Petit
pélérinage ou les deux à la fois. » (Le rapporteur est
en doute sur lequel de ces deux a été mentionné par le Saint Prophète Muhammad
(p.s.s.l.). (Musnad Ahmad, Silsila Marwiyat Abi Huraira, Muslim, Kitab-ul-Hajj,
Bab Jawaz-ul-Tamattu fil-Hajj wa-al-Qir’an).
·
Hadrat
Abu Huraira rapporte que le Prophète d’Allah (p.s.s.l.), après avoir mentionné
l’exil de Dajjal avait dit : « Les Musulmans seront séparés
pour la guerre contre Dajjal et ils se mettront en rang dans la préparation
pour offrir les prières . Le Takbir sera récité pour les prières lorsque dans
l’intervalle, le Christ, fils de Marie, descendra et conduira les Musulmans
dans la prière. L’ennemi de Dieu, Dajjal, en le voyant, commencera à fondre
comme du sel dans l’eau. Si le Christ laissait Dajjal seul, il fondrait et
allait mourir de n’importe quelle façon, mais Dieu fera en sorte que Dajjal
soit tué dans les mains du Christ qui brandira aux musulmans sa lance tachée de
sang de Dajjal aux
Musulmans. »(Mishkat, Kitab-ul-Fitan, Bab : al-Malahim, cité par
Muslim).
·
Hadrat
Abu Huraira raconte que l’Apôtre d’Allah (p.s.s.l.) a affirmé : « Aucun
Prophète ne viendra durant la période entre Jésus et moi. Et Jésus descendra.
Reconnaissez-le lorsque vous le voyez. Il est d’une taille moyenne et d’un
teint blond. Il sera vêtu de deux pièces de vêtement de couleur jaune. Les
cheveux de sa tête paraîtront comme si l’eau est en train d’y couler goutte à
goutte, à travers sa chevelure, bien qu’ils ne seront pas mouillés. Il se
battra pour la cause de l’Islam. Il brisera le ‘Jizya’ sur les incroyants.
Pendant ce temps, Dieu mettra fin à toutes les autres croyances excepté
l’Islam. Et le Christ tuera l’Antéchrist. Il vivra sur cette terre pendant
quarante années et vers la fin de cette période, il passera à travers…) les
Musulmans offriront les prières funéraires pour lui. » (Abu
Dawud, Kitab-ul-Malahim, Bab : Khuruj-ul-Dajjal ; Musnad Ahmad,
Marwiyat Abu Huraira).
·
Hadrat
Jabir bin Abdullah rapporte qu’il a entendu le Prophète (p.s.s.l.) dire : « Alors
le Christ, fils de Marie descendra. Le Leader des Musulmans lui dira, ‘‘ Venez,
guidez-nous dans la prière’’, mais il répondra, ‘‘ Non qu’il soit un de vos vos
propres Leaders dans la prières. » (cfr Apostille n° 8). Il
parlera de ceci avec le respect pour la dignité que Dieu a donné au peuple
de l’Islam. » (Muslim, Bayan Nuzul Issa ibn Maryam, Musnad Ahmad,
Basilsila Marwiyat Jabi bin Abdullah).
·
En
rapport avec l’épisode de Ibn Sayyad, Jabir bin Abdullah relate que Umar bin
Kattab se soumit : « O Apôtre de Dieu, permettez-moi de la tuer.
En réponse, le Prophète de Dieu observa : « Si en effet, cet homme
est lui (se référant à l’Antéchrist), alors il devrait être tué par le Christ,
fils de Marie. Il ne le tuerai pas. Mais dans le cas où cet homme n’est pas le
concerné (Dajjal) alors vous n’avez pas le droit de faire mourir un individu
d’entre ceux avec qui nous avons garanti la protection. (Dhimmies). »
(Mishkat, Kitab-ul-Fitan, Bab : Qissa Ibn Sayyad, cité par Shara
al-Sunnah : Baghawi).
·
Jabir b.
Abdullah raconte que tout en narrant l’épisode de l’Antéchrist, le Saint
Prophète (p.s.s.l) observa : « A ce moment, le Christ, fils de
Marie, descendra soudainement parmi les Musulmans. Les fidèles seront
rassemblés pour la prière et il sera interrogé : « O Esprit de Dieu,
venez au-devant et guide nous dans la prière. » « Mais il dira,
« Non, votre propre Imam doit se placer devant et agir comme leader. « Ainsi, lorsque les
Musulmans auront offert la prière matinale, ils seront prêts pour combattre
l’Antéchrist. Lorsque ce menteur regardera le Christ (psl), il s’avancera vers
lui et le tuera. Et il arrivera quand chaque pierre s’écriera :
« Esprit de Dieu, ce Juif est en train de se cacher derrière moi. »
Pas un simple partisan de l’Antéchrist n’échappera à la tuerie. » (Musnad Ahmad,
Basissica Riwayat Jabir b.Abdallah)
·
Hadrat
an-Nawab Sam’an ( racontant l’histoire de l’Antéchrist) dit : "Cependant
lorsque l’Antéchrist sera engagé à exécuter de pareils forfaits, Dieu enverra
le Christ, fils de Marie. Le Christ (psl) descendra près du tour blanc situé
dans un quartier à l’Est de Damas, vêtu de deux pièces de vêtement de couleur
jaune et reposant ses mains sur les bras de deux anges. Lorsqu’il inclinera sa
tête, il apparaîtra comme si les gouttes d’eau tombaient de sa tête, lorsqu’il
lèvera sa tête, il apparaîtra comme si les perles coulaient sous forme de gouttes. Tout infidèle qui
sera atteint par son haleine et l’halène ira aussi loin que ses yeux verraient- n’échappera pas la mort. Plus tard, le fils de Marie poursuivra l’Antéchrist et lui
rattrapera à la porte de Lydda (cfr Apostille n° 9) et le mettra à
mort. » (Muslim, Dhikr, Dajjal, Abu Dawud, Kitab-ul-Malahim,
Bab : Khuruj Dajjal, Tirmidhi, Abwab-ul-Fitan, Bab : Fi Fitna
al-Dajjal, Ibn Majah, Kitab-ul-Fitna Bab : Fitna al-Dajjal)
·
Abdullah
b. Amr b.al-As dit que l’Apôtre d’Allah (p.s.s.l) observait : « L’Antéchrist
se présentera parmi mes gens et survivra pendant quarante (ici le rapporteur
n’est pas certain soit le Prophète a mentionné quarante jours ou soit quarante
mois ou même quarante années). Ainsi Dieu enverra dans le monde le Christ, fils
de Marie. Il rassemblera en apparence avec « Urwa b. Massud (un compagnon du Prophète). . Le
Christ poursuivra l’Antéchrist et le mettra à mort. La poursuite durera une
période de sept ans ; à cause de cela, la situation dans le monde sera
comme une querelle entre deux individus c’est-à-dire qu’elle sera
inconnue. » (Muslim, Dhikr-ul-Dajjal).
·
Hudhaifa
b. Usaid al-Ghifari raconte que « Seul le Saint Prophète (pssl) nous
visita lorsque nous étions en compagnie en train de causer. Le Saint Prophète
(psl) demanda : « Qu’avez-vous observé ?. Le Jour du Jugement Dernier
n’arrivera pas avant l’apparition
de dix signes. Alors il énuméra ces signes comme suit :
·
La Fumée,
·
L’Antéchrist,
·
Daabba,
·
La
levée du soleil à l’Ouest,
·
La
descente du Christ, fils de Marie (psl)
·
L’apparition
de Yajuj et Majuj
·
La Formation de trois immenses cavités
ou de la terre glissante, l’une à l’Est,
·
La
seconde à l’Ouest,
·
Et la
dernière dans les Iles arabes
·
Finalement,
une immense incendie, qui surviendra au Yémen conduira les gens vers la plaine du Jugement. »
( Muslim,
Kitab-ul-Fitan wa Ashtrat-us Sa’h : Abu Dawud, Kitab ul-Malahim,
Bab : Amarat ul-Sa’h).
·
Il est
rapporté par Thauban, affranchi du Saint Prophète que le Saint Prophète (psl)
observa : « Dieu accordera du feu de l’Enfer à deux groupes parmi
les gens de la communauté. Un groupe se composera de ceux qui envahiront
l’Inde, un autre consistera de
ceux qui s’aligneront d’ eux-mêmes avec le Christ, fils de Marie (psl). »
(Nasaï,
Kitab-ul-Jihad, Musnad Ahmad, Bisilsila Riwayat Thauban).
·
Mujamme
b. jaria Ansari raconte : « J’ai entendu le Saint Prophète (pssl)
dire : « Christ, fils de Marie tuera l’Antéchrist à l’entrée de Lod
(Lydda). » (Musnad
Ahmad, Tirmidhi, Abwab-ul-Fitan)
·
Abu Umama
al-Bahli (mentionnant l’Antéchrist au cour d’une longue tradition)
rapporte : « Exactement, lorsque l’Imam des Musulmans s’avancera
pour diriger la prière matinale, le Christ, fils de Marie (psl) descendra parmi
eux. L’Imam se retirera pour céder
la place au Christ afin de diriger la prière. Mais le Christ en tapotant l’Imam
entre ses épaules dira : « Non, vous devez agir en leader, pour cette
congrégation rassemblée pour vous suivre en prière. » Alors, l’Imam
dirigera la prière. Lorsque elle sera finie le Christ commandera, « Ouvrez
la porte. » La porte sera ouverte.
Dajjal sera présent en dehors de la barrière
avec une troupe armée de sept cents
juifs. Dès que l’Antéchrist verra le Christ, il lui dira :
« Je vous frapperai avec une telle force que vous ne survivrez pas
aux coups. »
Le Christ le poursuivra et le rattrapera à
l’Est de l’entrée de Lod (Lydda). Dieu causera la défaite des Juifs. La terre
sera remplie des Musulmans comme un vase plein d’eau jusqu’au bord. Le monde
entier récitera le même Kalima et le culte sera offert à nul autre excepté à Dieu Tout Puissant. »
( Ibn Majah, Kitab-ul-Fitan, Bab ; Fitan Dajjal)
·
Uthman b.
Abi al raconte qu’il a entendu le Prophète d’Allah (pssl) dire : « Et
le Christ, fils de Marie descendra
au moment de la prière matinale. Le leader des Musulmans lui dira, « O
Esprit de Dieu, soyez notre leader en prière. » Il répondra, « Les
gens de cette communauté sont des guides les uns envers les autres. » Le
leader des Musulmans s’avancera et conduira les prières. Lorsque la prière sera
terminée, le Christ (psl) prendra son arme et s’avancera vers l’Antéchrist. Ce
dernier, en voyant le Christ commencera à fondre comme un métal. Le Christ,
(psl) le tuera avec son arme. Les compagnons de l’Antéchrist seront défaits.
Ils s’enfuiront mais ne trouveront pas où se cacher. Même les arbres se
plaindront bruyamment. « O pieux, cet infidèle se cache derrière
moi » ; et les pierres diront : « O pieux, cet
incroyant s’est esquivé derrière moi. » (Musnad Ahmad,
Tabarini, Hakim).
·
Samura b.
Jandub (dans une longue tradition) attribue ces dires au Saint Prophète
(pssl) : « Alors au matin, le Christ, fils de Marie descendrait parmi
les Musulmans. Et Allah causera une défaite plus écrasante à l’Antéchrist et à
ses hôtes. Même les murs et les racines des arbres s’écrieront : « O
pieux, cet infidèle est en train de se cacher derrière moi. Venez et
abattez-le. » (Musnad Ahmad, Hakim).
·
Une
tradition relatée à Imam b. Husain dit que le Prophète d’Allah (pssl)
observa : « Il y aura toujours un groupe de gens parmi mes
partisans qui maintiendront une ferme croyance dans le droit et ils accableront
leurs adversaires jusqu’à ce que Dieu publie un décret et le Christ, fils de
Marie (psl) descende sur terre. » (Musnad Ahmad)
·
Se
référant à l’épisode de l’Antéchrist, Hadrat Aisha (qu’Allah soit satisfait de
lui) raconte que « Hadrat Issa (psl) descendra et tuera l’Antéchrist.
Après cela, Hadrat Issa (psl) régnera sur la terre comme un juste leader et un
souverain bienveillant pour une période de quarante années. » (Musnad
Ahmad)
·
Safina,
l’esclave libre de l’Apôtre d’Allah (pssl) raconte (en rapport avec l’épisode
de l’Antéchrist) que « Hadrat Issa (psl) descendra et Dieu mettra fin à la vie de l’Antéchrist
près du versant de Afiq. » (cfr Apostille 10). (Musnad Ahmad)
·
Hadrat
Hudaifa b. Yama raconte (avec référence à l’Antéchrist) : « Lorsque
les Musulmans s’aligneront pour offrir les prières, le Christ, fils de
Marie,(psl)
descendra du ciel devant leurs yeux. Il dirigera les prières. Lorsque
les prières seront terminées, il dira aux gens : « La voie est claire
entre l’ennemi de Dieu et moi. » Dieu accordera la victoire aux Musulmans
au détriment des hôtes du Dajjal. Les Musulmans infligeront une affreuse
punition à leurs ennemis. Même les arbres et les pierres s’écrieront, « O
Abdulhah, O Abdul Rahman, O Musulman, venez, voici un Juif derrière moi,
tuez-le. » De cette manière, Dieu fera anéantir les Juifs et
les Musulmans seront vainqueurs. Ils briseront la croix, tueront le cochon et
aboliront le Jizya (imposé aux non-Musulmans). (Mustadrak Hakim).
- Une brève version de cette tradition a été inscrite dans Muslim. Hafiz Ibn Hajar in
Fath-ul-Bari vol. VI,
p.450 qualifie cette tradition d’authentique.)
Au-dessus
sont trente-une traditions, transmises sur autorisation de quatorze compagnons
du Saint Prophète et qui ont été mentionnées avec des références correctes dans
les livres les plus autoritaires sur le Hadith. En plus de ceux-ci, il existe
de nombreuses autres traditions se rapportant au même sujet, mais nous ne les
avons pas reproduites ici pour cause de brièveté. Nous avons seulement pris
comme exemples ces traditions qui sont valides et authentiques quant à la
chaîne de transmission.
Le
verdict de ces traditions
Toute
personne qui lit les traditions ci-dessus arrivera à la conclusion qu’ils ne
mentionnent pas la venue d’un Messie Promis ou d’un semblable au Messie ou
d’une projection du Messie. Les sectes se rapportant à ce qui précède ne
laissent aucune liberté, pour tout homme né du sperme humain et de la matrice
d’une femme, de déclarer : « Je suis ce Messie dont la venue était
prédite par le Saint Prophète Muhammad (pssl). » Toutes les traditions
ci-haut citées proclament clairement et définitivement la descente de ce Saint
Christ né de Marie sans le concours d’un père, il y a mille ans. Il est
certainement d’aucune utilité à cette conjoncture d’ouvrir le débat comme si le
Saint Christ est mort ou s’il est en vie quelque part au monde. En supposant
qu’il soit mort, Dieu a le pouvoir de le ressusciter (cfr Apostille n° 11).
Autrement, il n’est pas assez hors de la puissance Divine que quelqu’un en vie
quelque part dans le cosmos pour y avoir passé des millions d’années soit
ramené sur terre selon Sa Volonté. A n’importe quel prix, un croyant dans la véracité
et la sainteté des traditions n’aura pas de doute que les traditions prédisent
la venue du Christ, fils de Marie et personne d’autre. Au contraire, si
quelqu’un n’a pas de foi dans les traditions, il ne serait pas un croyant en la
descente de toute personne, car les traditions constituent les seules bases de
la doctrine de descente. Eu égard à tout cela, c’est une sorte étrange de
logique facétieuse de considérer la doctrine de descente tirée des traditions
et d’avoir arraché la référence claire au Christ, fils de Marie, en créant
un « Christ incarné » pour remplacer le « fils de
Marie » avec la capacité d’un prophète de Dieu.
Cependant un
autre point rendu également clair par les traditions est que le Christ, fils de
Marie ne descendra pas comme Prophète de Dieu, nouvellement désigné. Il ne
recevra aucune révélation Divine. Il ne sera pas le support d’aucun nouveau
message ni le dépositaire d’un nouveau mandat de Dieu, ni n’amendera pas, ou
n’élargira pas la Shariah de Muhammad (pssl). En vérité, le Christ, fils de
Marie, ne sera pas amené au monde pour accomplir le renouvellement de la foi.
Il n’appellera pas les gens à placer leur croyance dans sa propre prophétie, ni
ne trouvera une communauté de partisans (cfr Apostille 12). Il sera désigné pour
accomplir une tâche particulière, celle d’extirper le mal de l’Antéchrist. Pour
accomplir ce but, Jésus (psl) descendra de manière à ce que ces Musulmans parmi
lesquels il apparaîtra n’auront aucun doute quant à ce qui concerne son
identité comme Jésus, fils de Marie dont la venue à un moment plus opportun, a
été prédite en tant que par le Prophète Muhammad (pssl). Jésus (psl) unira la
Communauté des Musulmans et offrira les prières derrière l’Imam en charge des
Musulmans (cfr Apostille n° 13). Il permettra à l’Imam en charge des Musulmans
de le précéder pour clarifier sans aucune ombre de doute qu’il n’est pas
descendu pour affirmer sa position comme prophète. Il n’y a pas de doute qu’en
présence d’un Prophète dans une communauté de gens aucune autre personne ne
peut assumer la charge d’un Imam ou d’un leader. Ainsi, lorsque Jésus (psl)
deviendra un membre de la fraternité de l’Islam, ce fait en soi proclamera au
monde qu’il n’est pas descendu pour assumer le ministère d’un Prophète. Sur
cette base, donc, la question de l’ouverture du sceau de la prophétie après la
seconde venue du Christ est complètement hors de question.
Il devrait
être dit (sans comparer à l’état actuel les deux situations) que la venue de
Jésus sera comme la nomination d’un ancien chef de l’Etat pour rendre quelques
services d’Etat sous la direction du nouveau chef d’Etat. Il n’est pas non plus
difficile pour quelqu’un de sens ordinairement commun de comprendre que la
désignation d’un ancien chef de l’Etat de rendre quelques devoirs d’Etat sous
le régime du nouveau chef n’est pas une violation de la constitution. Deux cas
font cependant violer la loi de l’Etat.
Dans le
premier cas, si un ancien chef de l’Etat offre d’assumer cette charge une fois
encore. Dans le second cas, si quelqu’un réfute l’existence de l’ancien régime
d’un chef d’Etat défunt, car cela équivaudrait à défier la validité des travaux
accomplis par le régime précédent. En l’absence de l’une de ces deux
éventualités mentionnées ci-haut, la simple convocation d’un ancien chef d’Etat
à un devoir d’Etat ne modifie en
rien. Chose qui s’applique à la seconde venue du Christ, fils de Marie. Le
sceau de la prophétie n’est pas violé par sa seconde venue. Cependant, s’il
assume le ministère de la prophétie une fois de plus et commence à accomplir
les devoirs d’un prophète ou réciproquement quelqu’un désavoue la sainteté du
Christ (psl) comme un ancien prophète. Tous ces deux cas constituent une
violation de la loi de Dieu en rapport avec la création des prophètes. Les
traditions ont clairement écarté l’existence de ces deux possibilités. D’un
côté, les traditions affirment qu’un prophète ne devrait venir après Muhammad
(pssl). Au même moment, elles prédisent la seconde venue du Christ, fils de
Marie. Cela suffit pour signifier que durant sa seconde venue au monde, le
Christ ne remplira pas les devoirs d’un Prophète.
De cette
manière, sa venue ne soulevera pas une nouvelle question de foi ou d’apostasie
parmi les partisans de l’Islam. Toute personne qui répudie la sainteté du
Christ en tant qu’ancien prophète est un apostat. Le Saint Prophète (pssl)
lui-même a affirmé la sainteté du Christ en tant qu’ancien prophète. Les
partisans de Muhammad ont donc cru depuis le commencement, en la sainteté du
Christ comme un ancien prophète. Cette croyance tiendra bon même au moment de
la seconde venue de celui-ci. A ce moment, les Musulmans ne croiront pas dans
le ministère d’un nouveau prophète. Ils garderont leur croyance en la sainteté
du Christ comme un ancien prophète. Cette position n’est aujourd’hui ni
contraire en la croyance dans la Finalité de la Prophétie elle ne sera
dérogatoire à la croyance de la deuxième venue du Christ.
Le dernier
point clarifié par ces autres traditions et nombreux autres se rapportant au
fait que Dajjal ( car pour la suppression de ces graves méfaits, Dieu enverra
le Christ, fils de Marie (psl), descendra parmi la nation juive et s’imposera
comme « le Messie ».
Personne ne
peut comprendre la réalité de ce fait sans avoir étudié l’histoire des Juifs et
leurs croyances religieuses. Après la mort de Hadrat Sulaiman (psl)
(c’est-à-dire Salomon), la tribu d’Israël souffrit d’un déclin perpétuel
jusqu’à ce qu’ils devinrent les esclavages des Empires babylonien et assyrien
et leurs maîtres impériaux leur dispersèrent sur la face de la terre. A ce
moment, dans leur histoire, le prophète des Juifs commencera à délivrer de
nouvelles heureuses de l’arrivée d’un « Messie » de Dieu qui leur
rachètera de la disgrâce. Sur la base de pareilles prophéties, les Juifs ont
longtemps attendu la venue d’un « Messie » qui serait un roi. Ce
dernier combattrait et conquerrait des territoires. Il rassemblerait les Juifs
du monde entier et les mènerait en Palestine, où il créerait un puissant Empire
Juif. Contrairement à toutes leurs impatiences pressantes lorsque Dieu désigna
le « Messie », le Christ, fils de Marie (psl) arriva. Cependant, les
Juifs désavouèrent sa prophétie et se déterminèrent à mettre fin à sa vie.
Depuis ce temps, les Juifs sur toute la terre, ont entendu l’ascension d’un
« Massih Mau’ud », « Le Messie Promis », l’heureuse
nouvelle dont l’arrivée leur a été annoncée par leurs prophètes de jadis. Les
rêves d’espoir de ce millénaire abondent dans leur littérature. Les Juifs ont
durant des siècles savouré le plaisir imaginaire présenté pour ce millénaire
dans le Talmud et les écrits des Rabbis. La nation juive a entretenu, l’espoir
selon lequel ce « Messie Promis » serait un grand militaire et un
leader politique. Il leur restituera le pays situé entre les rives du Nil et de
l’Euphrate (que les Juifs ont toujours convoité comme leur patrimoine). Il
rassemblera les Juifs de toute part au monde et les mènera une fois encore dans
ce pays.
Aujourd’hui,
lorsque nous considérons les affaires du Moyen Orient à la perspective des prophéties
du Prophète Muhammad (pssl) nous nous apercevons une fois que l’estrade a été
posée pour l’émergence de l’Antéchrist qui comme il était prédit par le Saint
Prophète (pssl) s’élèverait comme un « Messie Promis » des Juifs. Le
peuple Musulman a été expulsé d’une large partie de la Palestine et un Etat
Juif appelé « Israël » y a été établi. Les Juifs, en provenance du
monde entier sont en train de s’y établir. Les Américains, les Britanniques et
les Français ont aidé à faire de cet Etat une formidable puissance militaire.
Les
scientifiques et les technocrates juifs sont en train de développer ce pays
avec l’aide massive de capitaux juifs.
Les
potentiels militaire et technique de l’Israël posent des menaces sérieuses aux
pays musulmans avoisinants. Les leaders d’Israël n’ont jamais dissimulé leur
projet de racheter « la terre de leur patrimoine. » La carte du futur
Etat Juif qu’ils ont publiée pendant une longue période montre qu’ils désirent
inclure au sein de l’Etat Juif toute la Syrie, le Liban, la Jordanie, les
terres aux alentours de l’Irak en prenant l’Askandron de la Turquie, du Sinaï et des alentours du
Delta de l’Egypte ainsi que l’étendue de la Haute Hejaz et Najid de l’Arabie
Saoudite. Ceci inclut aussi la Sainte Cité de Médine. Dans ce contexte, il est
tout à fait évident qu’ayant pris l’avantage des conditions critiques créées
par une guerre mondiale, les Juifs viseront ces étendues. Et à ce moment
critique surviendra l’Antéchrist dont les Juifs considéreront comme leur
« Messie Promis. » Le Saint prophète (pssl) n’a pas seulement prédit
la venue de cet Antéchrist mais aussi avait prévu que les Musulmans
souffriraient des peines immenses et un jour semblera à une année de souffrance
et de calamité. C’était la raison pour laquelle le Prophète d’Allah (pssl)
s’employait à prier pour la protection contre le grand mal du « Messie
Antéchrist » et s’employait à recommander à ses partisans d’implorer Allah
de leur sauver de la sévérité de ces mauvais moments.
Il est
certain qu’Allah n’enverra aucun « Christ incarné » pour se battre
contre ce « Messie Dajjal ». Il désignera le véritable Christ, le
Christ qui était né de Marie, et dont les Juifs ont décliné de reconnaître
comme Prophète il y a deux mille ans. Il enverra le même Christ en qui les
Juifs ont cru et ils ont mis hors de leur chemin en le tuant. L’endroit où le
véritable Christ descendra n’est ni en Inde, ni en Afrique, ni en Amérique.
C’est à Damas où il apparaîtra parce que cet endroit sera à ce moment, l’actuel
champ de bataille. Si vous consultez la carte, vous trouverez que Damas est
situé à une distance à peine de 50-60 miles des frontières d’Israël. Si vous
vous rappelez du texte des traditions que nous avions cité ci-haut, vous
comprendrez sans trop de difficulté que l’Antéchrist entrera en Syrie avec
70.000 troupes juives et prendra position en face de Damas. A ce moment de
crise, le Christ, fils de Marie (psl) descendra près du minaret blanc dans le
quartier situé à l’Est de Damas. Après les prières matinales, le Christ (psl)
s’avancera avec les Musulmans pour combattre contre Dajjal. L’ennemi se
retirera devant le puissant assaut du Christ, fils de Marie et l’Antéchrist
s’enfuira du côté d’Israël du versant de Afiq (Référence à la Tradition n° 21).
Le Christ (psl) poursuivra l’Antéchrist et le détruira sur le terrain
d’aviation de Lydda (Tradition n° 10-14-15).
Un grand
massacre des Juifs s’ensuivra et la nation juive sera exterminée. (Tradition n°
9-15-21)
A la
proclamation de la vérité par le Christ, la religion chrétienne s’éteindra.
(Tradition n° 1-2-4-6). Et les partisans de toutes les religions, ayant renoncé
aux fidélités, fusionneront pour former une et une seule fraternité islamique.
Les traditions révèlent clairement ce fait sans aucun doute.
En
considération de ce qui précède, le réseau de propagande qui a été mis en place
dans notre pays par le Mouvement Ahmadiyya (Qadiyaniyah) au nom du
« Messie Mau’ud », le Messie Promis », est incontestablement un
faux et une fausse aventure.
L’un des
aspects amusant de la base de ce mouvement est que la personne (Mirza Ghulam
Ahmad Qadiyani) qui se considère lui-même le sujet des prophéties de Syedna
Muhammad (pssl) a donné cette intéressante explication de son identité en tant
que « Christ, fils de Marie ».
« Il (Dieu Tout Puissant) m’a appelé Marie dans la troisième partie
de Barahin-i-Ahmadiyya,. Plus tard, comme il est évident de
Barahin-i-Ahmadiyya, j’étais
élevé sous la forme de Marie pour deux ans. Ensuite , mon corps était rempli de l’âme du Christ juste comme le
corps de Marie l’était avec celle du Christ et dans un sens métaphorique je
devins enceinte avec l’âme du Christ. Enfin après une période de plusieurs mois
(n’excédant pas dix mois), j’étais métamorphosé, de Marie en Christ par une
révélation divine, qui a été consignée à la fin de la quatrième partie de
Barahin-i-Ahmadiyya. Ainsi, de cette manière, je devins le fils de
Marie. » (Kashti-e-Noah, pp 87-89).
En d’autres
mots, il devint Marie en premier lieu, ensuite devint enceinte, et enfin de son
propre abdomen, il sortit comme Christ, fils de Marie.
Il y avait
cependant un obstacle caché à gauche. Selon les traditions, le Christ, fils de
Marie devrait apparaître à Damas, qui a été une fameuse place proéminente en
Syrie il y a de milliers d’années et existe encore par son nom sur la carte du
monde.
Cette
difficulté était expliquée par une autre déclaration fantaisiste :
« Qu’il soit connu qu’en rapport avec l’interprétation du mot
« Damas », Dieu Tout-Puissant m’a expliqué dans une révélation qu’a
cet endroit, le nom de Damas a été donné à un village dont les habitants
possèdent les caractéristiques de Yazid et sont les partisans des habitudes et
des idées de l’impur Yazid. Cette ville de Qadiyan, parce que la raison en est
que plupart de ses résidents possèdent les traits de Yazid dans leurs
caractères, est apparentée et porte une certaine ressemblance à Damas (Note en
marge de Izala-i-Auhma, pp 63-73).
Mais ce
n’était pas tout. Oui, un autre problème a demandé un éclaircissement,
c’est-à-dire , les traditions ont prophétisé que le Christ descendrait près du
pilier blanc. Ce problème était
finalement résolu lorsque le nouveau « Christ » a obtenu un
pilier blanc construit par lui. Les traditions ont mentionné que le pilier
blanc serait levé avant la descente du Christ près de lui. A Qadiyan, le pilier
a été érigé après l’apparition du « Messie Promis ». Mais jamais
l’esprit de désaccord. Toute personne qui lit les interprétations mentionnées
de ce « Messie Mau’ud » avec minutie arrivera à la conclusion selon
laquelle une nette fraude a été ouvertement perpétrée par un imposteur.
APOSTILLES
Apostille
1
A ce
point, ceux qui nient la finalité de la prophétie de Muhammad (pssl) demandent
de connaître la tradition dans laquelle cette allégation a été rapportée. En
effet, cette question met à nu leur ignorance. Le Saint Qur’an fournit les
réponses aux accusations du mal de marchands à plusieurs points sans mentionner
la charge. Pourtant, dans chaque cas, le texte y relatif porte une évidence
correcte comme réponse à une allégation. Dans le cas présent aussi, la réponse
contient la substance de la question.
L’emploi
de la conjonction « mais » à la fin de la première phrase présuppose
qu’une partie de la question était déjà traitée. La seconde phrase fournit, donc
la réponse à la partie restante de la question .
La
première phrase avait révélé aux protestataires, la réponse à leur accusation
que « Muhammad avait épousé sa belle-sœur. » Cependant, le second
point de la question : « Où était la contrainte pour le Prophète
d’agir ainsi ?» La question reste toujours sans réponse.
Cette
réponse était fournie par la phrase suivante dans le texte.
Mais en
vérité, Muhammad est l’Apôtre
de Dieu et le dernier de la lignée des prophètes de Dieu . »
Le point
peut de surcroît être expliqué en prenant une illustration d’une conversation
ordinaire. Certains disent, « Zaid ne s’était pas levé, mais que Bakr
s’était levé. »
Maintenant,
cela fait une allusion au sens que Zaid ne s’était pas levé. Mais l’affaire ne
s’arrête pas là, comme elle soulève la question. Si Zaid ne s’était pas
levé ; qui, s’était alors levé ? « La proposition subordonnée de
la phrase précédente », mais Bakr s’est levé » pour fournir une réponse à cette interrogation. Il
est même dans le cas ci-dessus.
Apostille
2
Nous nous
sommes référé ici à trois lexiques. Pourtant l’élucidation de ce point n’est
pas confinée à ces travaux. Tous les lexiques impérieux de la langue arabe
interprètent le mot Khatam dans le sens de celui que nous lui avons accordé.
Mais les
dénégateurs de la Finalité de la Prophétie dans leur tentative de mettre un
assaut furtif sur la religion de Dieu commentent que si nous nous referons à
quelqu’un comme « le dernier des Poètes » ou « le dernier des
légistes » ou «le dernier des commentateurs. », nous ne signifions
pas nécessairement qu’aucun prophète ou légiste ou commentateur ne viendra
après eux ; plutôt, nous signifions que leurs actes ont été concentrés
dans de tels hommes. Cependant, la position actuelle est que, lorsque nous
employons ces épithètes exagérés pour quelqu’un, nous ne replaçons par ce moyen
ou nous n’enlevons pas la signification originale de mot « dernier ».
Il est absurde d’assumer que par son emploi métaphorique de se référer à la
perfection d’un homme , le mot « dernier » perd son originale et
réelle signification qui est « final ». Pareille supposition peut
être acceptée seulement par quelqu’un manquant de connaissances élémentaires
des règles de la grammaire. Il n’y a pas de principe grammatical dans aucune
langue où la signification métaphorique d’un mot serait prise comme réelle et
originale. En outre, la signification métaphorique dans aucun cas ne remplace
ou n’altère la signification réelle et de base du mot.
Lorsque
vous parlez en arabe « Ja Khatam-ul-Qaum », il ne sera pas
certainement pris pour signifier le parfait ou le plus excellent homme de la
tribu est venu. »
Il existe
un autre point qui mérite d’être considéré. Quelques expressions comme le
« dernier poète », « le dernier légiste » ou « le
dernier narrateur des hadiths » sont des éloges employés par les hommes
pour les autres êtres humains dont ils pensent être parfaits et excellents.
Ceux qui utilisent ces hyperboles pour les autres hommes ne peuvent savoir
certainement dire, ni ne peuvent savoir que les gens de pareille excellence
viendront au dernier moment ou non. Ainsi dans le langage humain, ces
appellations sont des hyperboles. Mais lorsque Dieu utilise pour quelqu’un que
telle ou telle qualité s’est manifestée en lui, il n’y a pas de raison de la
considérer dans le sens métaphorique utilisé dans l’expression humaine. Si
Allah déclare que quelqu’un est le « dernier poète », il sera le
dernier poète dans le sens littéral du mot « Dernier
Prophète » ; Il n’y a absolument pas de possibilité quelqu’un d’autre
de parvenir à cette dignité après cela.
Dieu est
Omniscient, tandis que l’homme possède une connaissance limitée. Etant ainsi,
comment quelqu’un peut-il interpréter l’éloge humain d’une personne comme
« dernier poète » ou « le dernier des juristes » dans le
même sens comme dans la déclaration de Dieu d’une personne comme étant
« le dernier prophète ? »
Apostille
3
Se
référant à cette tradition les incrédules dans la Finalité de la Prophétie
soutiennent que le Saint Prophète (pssl) a nommé sa mosquée (Masjid) la
« dernière mosquée » malgré le fait qu’elle n’est pas la dernière
étant donné que de nombreuses mosquées seront construites après elle partout au
monde.
De même,
lorsque le Saint Prophète (pssl) a fait observer : « Je suis le
Dernier Prophète. », cela ne
signifie pas que le cycle prophétique était arrivé à sa fin, mais que Muhammad
(pssl) était le dernier quant à son excellence parmi les Prophètes de Dieu et
la Mosquée était l’une des dernières dans le même sens. Pareil raisonnement insensé
est une preuve irréfutable que ces gens ont perdu la faculté de percevoir la
véritable signification des paroles de Dieu et celles de son Prophète (pssl).
Même un coup d’œil superficiel à travers toute la chaîne de la tradition dans
le contexte dans lequel cette traduction particulière a été enregistrée donne
le vrai sens aux paroles du Saint Prophète et éclaircit tout le monde. Dans ce
contexte, les diverses traditions que l’Imam Muslim a enregistrées sur
l’autorisation de Hadrat Abu Huraira. Hadrat Abdullah bin Umar et la mère des
fidèles Hadrat Maimuna racontent qu’il existe seulement trois mosquées au monde
auxquelles l’importance de la sainteté est attachée et celles-ci sont sacrées
par dessus toutes les autres. Le culte dans ces mosquées est récompensé avec
des milliers de bénédictions en comparaison aux prières accomplies dans
d’autres mosquées . C’est pour cette raison qu’il a été déclaré légitime
d’entreprendre un voyage à ces mosquées pour y offrir les prières. Aucune autre
mosquée, hormis ces trois, ne peut prétendre à un voyage pour y offrir l’adoration en abandonnant toutes
les autres mosquées. Parmi les trois, la plus grande sainteté en Islam, la
première est « Masjid Al-Haram » qui a été construite par Hadrat
Abraham (psl) ; la seconde est « Masjid al-Aqsa » qui a été
érigée par Hadrat Sulaiman (psl) ; et la troisième mosquée est
« Masjid-i-Nabawi » dans la Sainte cité de Médine qui a été fondée
par le Saint Prophète (pssl). L’observation du Saint Prophète (pssl) quant à ce
qui concerne « la dernière mosquée », serait prise dans ce contexte .
Les paroles du Prophète (pssl) signifiaient qu’aucun prophète ne viendrait
après lui. Ainsi, il n’y aura pas quatre mosquées après la dernière
Masjid-i-Nabawi (la mosquée du dernier Prophète). Il s’en suit donc qu’aucune
autre mosquée ne porterait une telle sainteté et que le culte serait récompensé
avec de nombreuses bénédictions en comparaison avec le culte dans d’autres
mosquées et de plus, il n’y aurait pas quatre mosquées à travers lesquelles il
est légitime ou même souhaitable que les gens fassent un voyage dans le but
d’offrir les prières.
Apostille
4
En
contrario aux observations du Saint Prophète (psl), les dénégateurs de la Finalité de la Prophétie citent
les mots suivants attribués à
Hadrat Aisha : « Dites en effet, que ce Saint Prophète est le Dernier
Apôtre de Dieu ; mais ne dites pas aucun prophète ne viendra après
lui. » En premier lieu, c’est une audace de citer les mots de Hadrat Aisha
pour contredire l’ordre explicite du Saint Prophète (pssl). Cependant les
paroles attribuées à Hadrat Aisha ne sont pas authentiques. Aucun travail
impérieux sur les Hadiths ne contient cette observation de Hadrat Aisha ni
aucun compilateur notable des traditions n’a inscrit ou ne s’est référé à lui.
Cette tradition vient d’un commentaire intitulé « Durr-i-Manthur et une
complication de Hadiths connu comme Takmildh Majma-ul-Bihar. Mais sa source et
sa validité sont inconnues. C’est le comble, l’audace de mettre en avant la
déclaration d’une campagne dans le but de contredire les observations
explicites du Saint Prophète, que les éminents traditionalistes ont transmis
dans les plus authentiques chaînes.
Apostille
5
L’implication
de « briser la croix » et de « tuer le porc » est que la
chrétienté périra en tant que religion. Tout l’édifice de la religion
chrétienne est basée sur la croyance selon laquelle « Dieu crucifia son
fils unique (c’est-à-dire Hadrat Issa (psl)) sur la croix et cette maudite mort
lui causa des souffrances de sorte qu’il avait ainsi expié les péchés des
hommes. » Parmi les partisans des prophètes de Dieu, les chrétiens sont
les seuls à avoir rejeté la Shariah entière de Dieu et en retenant seulement
cette croyance.
Le porc a
été déclaré illégal par tous les prophètes, les chrétiens sont allés cependant
jusqu’à le rendre légal.
Ainsi,
lorsque Jésus(psl) proclamera au moment de son apparition : « Je ne
suis pas le fils de Dieu, je ne suis pas mort sur la croix, ni je n’ai expié
les péchés de qui que ce soit », tout le fondement de la croyance
chrétienne sera démolie. De même, la deuxième caractéristique distinctive de la
chrétienté disparaîtra lorsque Jésus (psl) déclarera : « Je n’ai jamais dit que le porc
était licite pour mes partisans ni je ne leur ai proclamé libres des
contraintes de la Loi Divine. »
Apostille
6
En
d’autres termes, cette expression signifie que les différences entre les
partisans des diverses religions disparaîtront et tous les êtres se joindront à
la fraternité islamique. Conséquemment, il ne devrait plus y avoir de guerre ou
de raison pour imposer de taxe religieuse à quiconque. Cette interprétation est
appuyée par les Traditions n° 5 et n°15 citées ci-après.
Apostille
7
L’implication
est que Jésus (psl) n’agira pas comme leader des fidèles en prière. Il offrira
toujours des prières derrière tout Imam présent des Musulmans.
Apostille
8
L’implication
de cette observation du Christ (psl) est que « Quelqu’un de vous agira
comme votre leader. »
Apostille
9
Q’il vous plaise, notez que Lod (Lydda moderne)
est situé à quelques kilomètres de Tel Aviv, la capitale de l’Etat d’Israël.
Les Juifs ont construit une large base aérienne à cet endroit.
Apostille
10
Afiq
connu comme Fiq dans les temps
modernes est une cité en Syrie, située sur la ligne de démarcation entre la
Syrie et l’Israël. Il y a un lac appelé Tibriya à quelques kilomètres du côté
Ouest de la cité. Ce lac est la source du fleuve Jordain vers le Sud-Ouest de
ce lac où il existe un sentier entre la montagne qui descende deux milles pieds
près du point dans le lac de Tibriya où le fleuve monte . Ce sentier
montagneux est appelé le versant de Afiq.
Apostille
11
Ceux qui
refusent cette possibilité devraient se référer au verset 259 de la Sourate
al-Baqarah, dans lequel Dieu affirme en des termes clairs qu’il fit mourir
l’une de ses créatures qu’il garda ainsi pendant cent ans avant de la
ressusciter.
Apostille
12
Cette
question a été élucidée en détail par l’Uléma de l’Islam. « Allama
Taftazani (722 A.H- 792 AH) dans Shara Aqaid-i-Nasafi » écrit : « Il
est établi que Muhammad (pssl)est le Dernier Prophète…S’il est dit qu’en accord
avec le Hadith, la venue du Christ (psl) aura lieu après le Prophète Muhammad
(pssl), nous devons dire, « Oui, ce fait a été mentionné dans les
traditions. Mais le Christ, apparaîtra comme un partisan de Muhammad (pssl). La
Shariah du Christ se trouve abrogée.
Donc, il ne recevra, ni n’établira aucun canon. Dans toutes ses actions,
il représentera uniquement Muhammad (pssl). »
Le même
point de vue a été réaffirmé par « Allama Alusi Tafsir
Ruh-al-Ma’ani. » Plus tard, lorsque le Christ (psl) apparaît, il
conservera sa dignité en qualité d’ancien Prophète. Après tout, Dieu ne le
dépouillera certainement pas de sa dignité, mais il ne poursuivra pas son
ancien mandat, puisque les Shariahs de tous les prophètes en incluant celle du
Christ (psl) ont été abrogées. Alors, il sera une obligation divine sur le
Christ (psl) de suivre à la lettre et à l’esprit la loi de Muhammad (pssl).
Il ne
recevra pas de révélation divine, et il ne sera pas chargé du devoir de donner
des nouvelles lois religieuses.
Dans
toutes ses actions, le Christ agira comme un représentant des saints partisans
de Muhammad. Il ne recevra pas de révélation divine, il ne sera pas chargé de
ce que faisait le Saint Prophète Muhammad et fonctionnera comme un délégué
et un de dirigeants des partisans de Muhammad (pssl).
Imam Razi
explique ce point de la façon suivante : « La période des prophètes
s’étendit aussi loin que la venue du prophète Muhammad (pssl). Lorsque Muhammad
(psl) était élevé comme Prophète, l’ère de la venue de nouveaux prophètes a
pris fin.
Ce n’est
pas au-delà de la compréhension que le Christ (psl), après sa descente, agira
comme un fidèle de Muhammad (psl).
Apostille
13
Quoique
deux traditions (n°5 et 21) apportent d’ample preuve que Jésus (psl) agira en
qualité de leader dans la première prière après sa venue, la majorité des
traditions reconnues comparativement plus authentiques (n° 3,7,9,15,16) parlent
du fait que Jésus (psl) refusera d’officier les prières. Il appellera l’Imam en
charge des Musulmans à s’avancer
et à officier les prières.
Tous les
savants des traditions et tous les commentateurs se sont accordé sur ce dernier
point.
Mouvement Anti- Ahmadiyya en Islam
Dr
Syed Rashid Ali
B.P 11560
Dibba Al-Fujairah, Emirats
Arabes Unies.
rasyed@emirates.net.ae http.//alhafeez.org/rashid/