Bismillahir Rahmanir Rahim
Mouvement Anti-Ahmadiyya
en Islam
2 Mai 2004/ 12 Rabiul
Awwal 1425
Mon voyage : De l’illusion à la réalité.
(Traduit de l’Anglais en Français)
Je voudrais commencer par parler sommairement de moi-même. Je suis d’origine pakistanaise, Ahmadi de naissance, jeune femme convertie à l’Islam il y a 3 ans. J’ai grandi dans un pays du Moyen Orient. Je me suis mariée très récemment.
Je me considérais comme n’étant pas une Ahmadi convaincue.
Maintenant, laissez-moi l’expliquer au fond. Ma première rencontre avec l’Ahmadiyyat s’était produite à l’âge de dix ans lorsque je passais mes vacances d’été dans la maison de ma grand-mère maternelle. Là, je lisais quelques livres de poésie où je me rappelle avoir lu cette phrase : « Mariam meray zanoon main. » Je trouvais en ce moment que cette considération était fausse parce que le respect et la dignité de Hazrat Marium sont au-dessus et ne peuvent pas être utilisés dans une phrase pareille. Je me rappelle que mon cousin après avoir participé à des conférences Ahmadi, m’avait dit que le mot Jinn signifie : « les hommes qui viennent des montagnes ». Et mon père avait souvent des discussions avec lui sur ce sujet. Ce n’était pas assez pour me convaincre. Je me rappelle aussi que mon père disait que Mirza Ghulam Ahmad employait un langage abusif dans ses livres. Plus le temps s’écoulait, plus je concluais que nous ne faisions pas partie d’aucun cercle social Ahmadi. Sur ce, nous n’avions rien à partager avec eux. C’est ce que je voulais dire par jamais est que je n’étais pas une Ahmadi et qu’en plus, je n’avais aucune intention d’y adhérer.
Il existe trois occasions où chaque individu a besoin d’une religion notamment à la naissance, lors du mariage et à la mort. Trouver un époux lorsque la grande majorité des ahmadis et leurs familles participaient aux prières du Vendredi et à d’autres rencontres dans les centres proches ; n’était pas facile. C’est cette raison qui a fait que ma famille ait aussi des liens solides avec un cercle social ahmadi. Ce qui avait attiré mon attention était la formulation du serment qu’ils prêtaient : « Avec Allah pour Témoin, vous déclarez qu’avec votre vie et vos biens, vous servirez la Jamaat Ahmadiyya. » Je ne voulais jamais prononcer ce serment, dans la mesure où je croyais que dans tout serment où Allah Le Tout-Puissant est Témoin, il faut avant tout le comprendre et s’engager sérieusement.
De toute façon, je me levais, juste pour me mettre debout, regardant en bas et je ne prêtais pas le dit serment à le vivre.
Un autre événement qui avait attiré mon attention est le fait que les Ahmadis ne déclarent généralement pas qu’ils le sont, même dans leur passeport rien de tel n’ y est inscrit. Alors qu’une fois, mon père était en discussion avec mon collègue à propos des livres, il lui avait fait découvrir le livre : « La Vérité, la Révélation et la Réalité » écrit par Tahir Ahmad. Le jour suivant, le collègue avait dit à d’autres amis pakistanais que je suis une Ahmadi. Lorsque j’avais été confrontée, j’avais simplement refusé. C’était la première fois de ma vie que je me suis sentie beaucoup plus coupable et dans l’insécurité alors que ce n’était pas de ma faute. Plus tard, lorsque je commençais à réfléchir sur de telles questions, j’avais réalisé que nous n’étions pas disposés à hériter de l’insécurité de nos arrières parents et la léguer aussi à des générations futures. Si l’Ahmadiyyat était correct, je devrais le défendre et en être fière. Dans le cas contraire, je devrais l’abandonner et éviter ainsi cette insécurité pour moi-même et pour le reste de ma vie.
Lorsque j’ai rencontré Mirza Tahir à Londres et que mes proches lui avaient déjà parlé de moi. Il savait que je n’étais pas mariéede sorte qu’il m’avait suggéré quelques propositions. Il m’a même vantée et m’a dit que j’étais jolie. Je ne devrais que l’admettre en ce moment parce que j’étais flattée. Plus tard, lorsque je commençais à réfléchir sur moi-même et à rencontrer d’autres érudits religieux, j’ai alors réalisé que ceux-ci baissaient leurs regards en s’adressant aux femmes. Oublions cela et abandonnons de tels commentaires.
Le temps arriva lorsque je devrais faire un choix sur quelques propositions. Il y avait une faite par un Musulman sunnite et dont j’avais souvent parlé de son cas à ma mère. Pourquoi cet homme ne pouvait pas être acceptée par les miens ? Elle me répondait que nous étions seulement autorisés de marier nos enfants qu’aux Ahmadis. Si quelqu’un osait faire le contraire, sa famille était ipso facto exclue de la Jamaat Ahmadiyyat par Hazoor (la terminologie pour leurs leaders). C’est en ce moment que l’idée m’est venue qu’Allah n’exclue personne de Sa Jamaat. Je crois que c’était la période où je devenais plus confuse à telle enseigne que je commençais à réfléchir sur mes confusions. J’avais discuté de cet état avec un de mes collègues qui m’a conseillé qu’avant tout, il fallait que je détermine ma position et qu’ensuite réfléchir sur le mariage autrement cela déboucherait à des conséquences néfastes. Ce conseil avait réellement touché mon cœur. Pour la première fois, j’avais commencé à lire sur l’ Ahmadiyyat. Je consultais les sites anti-Ahmadi et pro-Ahmadi. Je discutais avec mes collègues que je savais connaître mieux l’Islam. Ce qui m’a convaincue enfin, c’était lorsque j’étais tombée sur des livres originaux écrits en urdu par Mirza Ghulam Ahmad. Je crois que tout Ahmadi qui lirait ces livres et le Qur’an avec un esprit ouvert, abandonnerait l’Ahmadiyyat. Quelques exemples montrent bien comment Mirza est devenu subitement Eisa(Jésus). Il avait mentionné dans son livre qu’il était d’abord Hazrat Mariam, ensuite qu’ il était tombé enceinte, et qu’après moins d’une année, Hazrat Eisa(Jésus) était né.
Ceci constitue une pure moquerie du verset d’Allah(Ayat) ! Ma conclusion comme à la raison de Mirza Ghulam Ahmad de rejeter tout miracle mentionné dans le Qur’an dont il était incapable d’en accomplir. Puisqu’ il ne pouvait même pas en réaliser un seul, il avait réfuté tout y compris le Livre d’Allah Subhanahu wa Taala .
Lorsqu’on est convaincu, il n’ y a que deux voies à suivre ; ou bien on reste un Ahmadi pour satisfaire les gens ou bien on renonce à l’ Ahmadiyyat.
Le réseau social Ahmadi est assez fort si bien qu’il n’est pas facile à quelqu’un de l’abandonner. Je croyais qu’une personne pouvait avoir plusieurs réseaux sociaux dans sa vie, soit de par sa profession, de par les distractions ou encore juste pour des intérêts communs. Toute position dans la vie devient claire si seulement si vous croyez en Allah Tout Puissant. J’avais lu un verset dans le Qur’an qui dit que si vous vous trouvez dans une assemblée où les gens se moquent des versets d’Allah, n’y rester pas, sinon vous serez comme eux. Je pense que les Ahmadis utilisent une logique tordue pour justifier leur position mais qu’ au fond ils se moquent des versets d’Allah. C’est alors que je me suis décidée de ne plus participer aux Jalsa des Ahmadis ainsi qu’ à toute leur prière. Je n’avais pas attendu le consentement de ma famille pour prendre une telle décision. J’avais compris pourquoi les Ahmadis sont considérés comme étant en dehors du pli de l’Islam. J’avais demandé à un instruit en matière de religion, si ayant quitté l’ Ahmadiyyat, je pourrais être permise à épouser un Ahmadi. Il m’avait répondu que cela était impossible.
Enfin, lorsque je m’étais mariée à un Musulman sunnite, j’avais été boycottée par les Ahmadis. Mes parents avaient participé à mon mariage mais mes frères et sœurs ne l’avaient pas fait. Je ne manquerais pas de mentionner ici le fait que le fiancé de ma sœur avait menacé de rompre son engagement envers elle au cas où elle assisterait à mon mariage. Selon lui sa présence aux cérémonies de mon mariage prouverait qu’elle était une non-Ahmadi.
Ne pas voir mes frères et sœurs à mes côtés lors de mon mariage était pénible pour moi car je savais combien leurs mariages avaient été organisés de façon impeccable. Malgré mes supplications, ils avaient préféré rester à la maison. Il faut bien mentionner la stupidité qu’ils avaient manifestée. Mon père avait demandé à mon frère ce que dit la règle, il avait répondu : « Si une Ahmadi se marie à un non-Ahmadi alors vous n’êtes pas autorisé à assister aux cérémonies de son mariage ». Mon père avait répliqué que cette règle particulière ne s’appliquait pas à mon cas étant donné que je m’étais déclarée non-ahmadi. C’était un mariage entre deux non-ahmadis rien ne pouvez donc vous empêcher d’ y assister. A cela, mon frère avait dit : « Si c’est un garçon qui le fait alors il y a des chances d’une addition d’un ahmadi, nous pouvons y assister. Mais si c’est une fille ce n’est pas le cas. Mes proches, le cercle dit Ahmadi, les familles des amis, tous avaient boycottée les cérémonies de mon mariage. Aujourd’hui, j’ai pitié d’eux car l’insécurité leur faisait croire que s’ils auraient assisté à un tel mariage, leur leader allait immédiatement les exclure de la Jamaat. Ma famille sunnite et mes connaissances m’ont fortement soutenue et étaient là pour moi.
Enfin, je prie Allah de me garder ferme dans l’Islam et de montrer la vérité aux Ahmadis méconduits par Mirza Ghulam Ahmad afin qu’ils arrivent aussi à dénoncer cette corruption. Amin.
Considérations
Une musulmane convertie.
P.s : Je vais écrire un article plus long prochainement.