Bismillahir Rahmanir Rahim
Mouvement Anti Ahmadiyya en
Islam
7 Septembre 2003
par Sayid Abu’l Ala Mawdudi
(Puisse Allah l’agréer)
Les
Erudits musulmans représentant plusieurs organisations Islamiques et plusieurs
partis du Pakistan ont tenu une conférence à Karachi pour discuter de
suggestions et de recommandations du gouvernement pakistanais en vue de l’élaboration d’une nouvelle constitution à
soumettre au Parlement.
A l’issue de cette rencontre, il a été adopté plusieurs suggestions et plusieurs
réformes dont l’une d’entre-elles était : « ……..Nous
demandons au Gouvernement de considérer tous ceux qui croient en Mirza Ghulam
Ahmad comme un leader religieux d’une
minorité équivalente à beaucoup de minorités non-musulmanes dans le pays, de
leur accorder un siège au Parlement du Punjab. »
D’autres suggestions étaient si logiques et si
réalistes que les ennemis étaient incapables de les battre en brèche. Même
lorsque certains écrivains détracteurs l’ont fait, leur influence n’a eu aucun
effet auprès des personnes instruites.
Un grand nombre de Pakistanais éduqués
n’étaient pas convaincus du bien-fondé de la suggestion de demander la
séparation d’avec les Qadiyanis . Mais, ici je vais expliquer assez
clairement les raisons qui ont poussé tous les érudits musulmans de se
prononcer en faveur de cette suggestion.
Le fait d’être une minorité indépendante
non-musulmane est le résultat tout à fait naturel et raisonnable de ce que les
Qadiyanis avaient choisi pour eux- mêmes. Ils ont tout fait pour devenir une
communauté non-musulmane. La première chose était leur fabrication de
l’approche de ce qu’ils entendaient par l’expression « Dernier Apôtre
d’Allah » approche par laquelle ils diffèrent de tous les musulmans qui croient
en Muhammad (paix soit sur lui) comme le dernier Apôtre et qu’il n’y aura pas
d’Apôtre après lui jusqu’au Jour du Jugement . Telle est la signification que
les compagnons de l’Apôtre Muhammad(paix soit sur lui) comprenaient et que l’on
a tirée du verset suivant :
« Muhammad n’a jamais été le père de l’un
de vos hommes, mais le messager d’Allah et le dernier des prophètes. Allah est
Omniscient. » Q 33 : 40
Les compagnons du Prophète ont combattu tous
ceux qui prétendaient être des prophètes après la mort de Muhammad (paix soit
sur lui). Ceci était la signification que les musulmans comprenaient à partir
de diverses sources. Pour dire qu’ils n’ont jamais accepté et n’acceptent pas
aujourd’hui quiconque prétendant être un prophète.
Seuls les Qadiyanis, pour la première fois dans
l’histoire des musulmans, ont interprété le verset coranique « Le Dernier
des Prophètes » ( Malfuzal Ahmadiya par
M.Manzur Ilahi, p. 290 ) pour expliquer que Muhammad est le sceau des apôtres,
celui qui certifie et signe les messages des autres apôtres. Ce que nous venons
de dire peut être prouvé par les textes tirés des livres et des poèmes
qadiyanis. En voici quelques citations :
° Le Christ promis ( paix soit sur
lui ) a dit dans une interprétation au sujet de « Khatamu Nabiyeen » qui
signifie : « Aucun message d’un prophète ne peut être autorisé et
certifié que par le sceau de Muhammad. » Ainsi, chaque document n’est
accepté que s’il est confirmé par un
sceau et une signature. Donc, chaque message, s’il n’est pas confirmé par le sceau
de Muhammad(pssl), n’est pas véridique.( Malfuzal Ahmadiya édité par M. Manzur
Ilahi, p. 290 ).
° « Nous ne refusons pas que
Muhammad ( paix soit sur lui ) est le sceau des prophètes. Cependant, ce que la
majorité de gens comprennent, contredit la grandeur du prophète ( paix soit sur
lui ) et par conséquent conduit à la
conviction selon laquelle le prophète avait privé sa nation de la plus grande
faveur d’Allah- Les prophètes. Cette phrase signifie que le prophète est le
sceau confirmant les messages à venir. Donc, il n’y a point de prophète s’il
n’est pas confirmé par le Saint Prophète Muhammad (paix soit sur lui). En cette
signification, nous devons y croire. »
( Al Fadl, 22 Sept 1923 ) .
° « Le cachet est le sceau, et
si le saint prophète est le sceau, comment peut-il être un sceau sans qu’il y
ait des prophètes à confirmer ? » ( Al Fadl, 22 Sept 1923 ) .
° « Les différences entre les
Musulmans et les Qadiyanis ne se limitent pas à l’explication ni à l’invention
du mot « Khatem», mais poussent
aux extrêmes à partir du moment où le Qadiyanisme a prétendu publiquement et
franchement que non seulement un prophète apparaîtra après Muhammad (paix soit sur lui ) mais des milliers .
Cela est manifeste dans les textes qadiyanis à l’instar de celui-ci : «
La venue de plusieurs nouveaux prophètes est un fait évident comme le soleil à
la mi-journée. » ( La Réalité du Qadiyanisme par Mirza Bashir Mahmud, p.
228 ).
° « Les Musulmans déclarent
faussement que les sources d’Allah se sont taries de sorte qu’aucun autre
prophète n’apparaîtra. Ils n’estiment pas justement Allah. Pour moi, j’affirme
que non seulement un prophète apparaîtra mais des milliers.» (Anwar Khilafat
par Mirza Bashir Mahmud, p 62 ) .
° « Si un homme mettait l’épée
sur ma nuque, m’étouffant pour me demander de déclarer qu’il n’y a pas de
prophète après Muhammad ( paix soit sur lui ), je lui rétorquerais qu’il est un
menteur ; qu’il y aura des prophètes après lui. » (Ibid, p 65 ) .
Après que Ghulam Ahmad avait ouvert la voie des
messages et des prophètes, il a
prétendu être un prophète. Les Qadiyanis l’ont cru dans sa
prétention et l’ont accepté totalement. Nous citons ci-après certaines de leurs
déclarations pour montrer leurs déviations et leurs fabrications.
° « Le Christ promis a déclaré
sa prétention d’être un prophète en écrivant : « Je suis un prophète et un
apôtre. »(Al Badr, 5 Mars 1908). De même, il a aussi écrit : «
Je suis un prophète conformément aux ordres d’Allah. Si je ne l’accepte pas, je
deviens un pécheur. Et si Allah me qualifie ainsi, comment puis-je ne pas l’
accepter ? Je garderai cette position jusqu’ à ma mort. » (Lettre à Akhbar Am envoyée par Mirza Ghulam
Ahmad , trois jours avant sa mort et publiée le jour de son décès, le 26 Mai
1908 ).
°
Les caractéristiques que l’ Islam attribue au « Christ
promis » prouvent qu’il est vraiment un prophète. » ( La Réalité du
Message par Mirza Bashir, p.174 ) .
Un
élément essentiel, commun à toutes les personnes qui prétendent à une prophétie
, est de qualifier tous ceux qui ne croient pas en elles d’être des incroyants.
C’est exactement ce que les Qadiyanis font dans leurs discours publics ainsi
que dans leurs publications contre les musulmans. Je cite ce qu’on a tiré de
leurs discours :
° « Tout musulman qui ne prête pas serment de fidélité à Ghulam Ahmad est un
incrédule, même s’il n’a pas entendu son nom. » (Ayina Sadakat par Mirza Bashir
Eddin, p 35).
° « Tout celui qui croit en
Moïse mais pas en Jésus Christ, en Muhammad mais pas en Ghulam Ahmad n’est pas seulement
un incroyant mais il occupe le niveau le plus bas du rejet de la foi. »
(Mot de Démarcation par Bashir Ahmad, p 110 ).
° « Depuis que nous croyons en
Mirza Ghulam Ahmad comme prophète, nous considérons les non-ahmadis qui
mécroient en lui comme des athées
conformément au verset coranique qui dit que le rejet d’un prophète implique
celui des autres. » ( Article de Mirza Bashir Ahmad dans Al-Fadl , 26 Mai 1922
)
Non seulement les Qadiyanis reconnaissent
qu’ils sont anti-musulmans cnformément au message de Ghulam Ahmad mais ils
soutiennent qu’il n’ y a aucun rapport
entre eux et les Musulmans puisque leur Dieu, leur Islam, leur Qur’an, leurs
prières et leur jeûne diffèrent de ceux des musulmans.
° « Dans le discours du
Calife Qadiyani publié dans Al-Fadl du 21 Août 1927, sous le titre de « Conseil aux étudiants », il explique à
ses disciples les différences existant entre les Ahmadis et les non-Ahmadis. Il
continue en disant : « Depuis que le Christ promis a dit que leur
Islam, leur Dieu et leur pèlerinage sont contraires aux nôtres, nous sommes
toujours différents d’eux sous tous les aspects ».
Le 30
Juillet 1931, Al Fadl a publié un autre discours du Calife Qadiyani dans
lequel il a fait allusion à une dispute entre deux groupes des Qadiyanis. Le
premier pensait que, aussitôt la connaissance des différences entre Qadiyanis
et Musulmans, le Christ promis les a clarifiées, il n’ y avait aucun besoin
d’établir des écoles indépendantes pour les Qadiyanis. Nous pouvons étudier toutes les questions
non discutables selon le point de vue des écoles de pensée islamique. Le
deuxième groupe n’était pas d’accord. Lorsqu’ils étaient encore en discussion,
le Christ promis lui- même était arrivé et avait suivi leur querelle pour enfin
donner son jugement en disant : « C’est faux de dire que nous sommes
différents des Musulmans en nous basant seulement sur la question de la mort du
Christ. Nous divergeons avec eux sur l’intégrité de Dieu, sur le prophète (
paix soit sur lui ), le Qur’an, la prière, le pèlerinage et la Zakat. En
résumé, il leur a totalement expliqué les divergeances existant entre eux et
les Musulmans sur toutes les questions religieuses » .
Les Qadiyanis eux-mêmes ont rompu les relations
avec les Musulmans en accord avec les grands écarts qu’ils avaient creusés
entre eux et les Musulmans. Ils se sont organisés à part comme s’ils étaient
une minorité non-musulmane comme ils l’ont eux-mêmes affirmé dans leurs écrits
.
° Le Christ promis a expliqué sans
ambage que les Ahmadis ne doivent pas être dirigés en prière par un musulman.
Plusieurs lettres y afférentes ont été envoyées . Ma réplique a été : « Ce n’est pas correct, pas
correct, pas correct d’être dirigé en prière par un non-Ahmadiya. » (Anwar
Khilafat par Mirza Bashir Mahmud, p 89 ).
° Nous ne devons pas croire dans
l’Islam non-Ahmadiya, ni être dirigés par les Musulmans dans la prière car dans
notre opinion, ils n’ont pas cru en un des prophètes d’Allah » (Ibid, p 90
) .
° Si un enfant non Ahmadi meurt
alors pourquoi nous ne prions pas pour lui quand bien même il n’a pas cru en
Ghulam Ahmad comme le Christ
promis ? Je demande à ceux qui m’ont interrogé pourquoi nous ne
prions pas pour le fils d’un Hindou ou d’un Chrétien lorsqu’il meurt….Le fils
d’un non-Ahmadi est un non-Ahmadi. Par conséquent, prier pour eux n’est pas justifié.» (Ibid, p93 ) .
° « Le Christ promis était
dégoûté d’un Ahmadi voulant donner sa fille à un non-Ahmadi. L’homme lui avait demandé à plusieurs reprises mais
le Christ promis lui avait ordonné de ne pas céder. Toutefois, l’homme a fini
par autoriser le mariage de sa fille après la mort du Christ promis ; ce
qui lui avait valu la dégradation de sa position religieuse par le Calife. Sa
repentance n’avait pas été accepté bien que l’homme lui avait demandé plusieurs
fois durant six ans . ( Ibid, p 93-94 ) .
° Le Christ promis n’a pas autorisé
de transaction avec les musulmans excepté celles qui sont promises avec les
Chrétiens et les Juifs. Il nous a séparé des musulmans dans la prière ,
interdit le mariage intercommunautaire ainsi que la prière pour leurs morts.
Ainsi, qu’est ce qui reste de rapport entre nous et eux ? Les interactions
entre les gens se manifestent dans deux
plans : religieux et mondain. Les
plus importantes dans les interactions religieuses sont la prière en commun et
l’inter mariage. Ces deux pratiques sont interdites dans notre religion. Si
vous affirmez que nous sommes permis de nous marier à des filles musulmanes,
alors je dis que cette permission s’applique aussi aux Chrétiens. Et si vous me
demandez pourquoi il est autorisé de saluer les non-Ahmadis, ma réponse viendra
du hadith authentique du Prophète dans lequel il est dit qu’il répondait aux
salutations des Juifs. » ( Mot de Démarcation publié dans Rioy av
Religinter, p 69 ).
Non seulement, les Qadiyanis avaient rompu
toutes relations et toutes transactions avec les musulmans dans leurs discours
et écrits mais ils ont aussi mis en pratique comme il est rapporté par de
milliers de musulmans. Ils ont crée une nation indépendante refusant de prier
et de se marier avec les musulmans .
Le problème étant ainsi élucidé , il n’est pas
logique que les Qadiyanis fassent partie de la communauté musulmane. Il n’est
pas nécessaire que l’ indépendance serait légalement arrêtée depuis que ce mal
avait été commis durant les 15 dernières années. .
Par leur attitude, les Qadiyanis ont prouvé ce
qui était difficile de démontrer avant concernant la sagesse et les intérêts
pratiques de la cessation du message d’Allah. Dans le passé, on s’interrogeait
sur la cessation de la révélation et de l’inspiration d’Allah ainsi que des
Prophètes.
Aujourd’hui, l’expérience a prouvé la grande
sagesse et les bons intérêts de cette bonne faveur d’Allah. La croyance selon
laquelle Muhammad (paix soit sur lui) était le dernier prophète a uni tous les
monothéistes derrière un seul prophète et leur a doté de ce qui a renforcé et
assuré leur unité ainsi que leur interaction. Le renouvellement de la
doctrine par plusieurs prophètes a divisé la nation en une multitude de communautés.
Hormis les Qadiyanis, personne d’autre n’osera s’élever contre nous ni
prétendre à un nouveau message à même de détruire notre unité et notre
solidarité. Mais si nous fermons les yeux face au Qadiyanisme, nous aurons aidé
et encouragé plusieurs prétendants de surgir ; ainsi, nous aurons
contribué indirectement à saper la solidarité musulmane . Et si nous négligeons
ce danger, alors notre exemple sera imité par nos fils et par conséquent la
destruction ne s’arrêtera pas. Chaque jour,notre société aura à faire face à un
nouveau danger qui déchirerait la nation musulmane.
C’est l’argument sur lequel nous nous basons pour demander de faire des Qadiyanis
une minorité ayant un des droits à l’instar de toute autre minorité
non-musulmane. En effet, c’est l’ argument qui touche les foyers et notre
préoccupation de sorte qu’ aucun autre argument raisonnable ne peut être avancé
contre notre demande. Ceux qui s’y opposent veulent distraire les gens avec des
prétextes et des objections qui n’ont rien à voir avec le sujet en question.
Ils disent par exemple que plusieurs groupes de musulmans dévient parfois dans
l’incroyance. Et si nous allons vers ces groupes de façon disparate, la nation
disparaîtra. Cependant , ils affirment qu’ils font partie des sectes musulmanes
indépendantes comme le Qadiyanisme bien qu’ils ne diffèrent pas de musulmans en
doctrine. Alors, ils nous demandent soit de rompre avec eux, soit de traiter
les Qadiyanis sans haine et sans courroux .
Plusieurs autres ont été trompés par l’appel
des Qadiyanis à l’Islam.« Les Qadiyanis sont en train de défendre l’Islam
contre les attaques des chrétiens et des Aryens en répandant l’Islam à travers
le monde ; c’est du droit de les traiter comme vous le faites. » Mais
nous allons discuter chacun de ces points pour répondre à toute question
éventuelle.
1 .
Il est vrai que plusieurs
groupes islamiques dévient parfois dans l’incroyance mais cela ne constitue pas
un prétexte pour que le Qadiyanisme
soit considéré comme une secte islamique parce que :
a) Il est irraisonnable de citer des
exemples de mauvaises charges et en considérant toute charge d’ inacceptable et
accuser quelqu’un d’incroyance ne relève pas du droit .
En fait, c’est anormal
de condamner les gens d’incroyants pour de différences triviales comme tolérer
les déviations claires et vérifiées de principes fondamentaux de l’Islam. Ceux
qui concluent à partir de fausses charges contre certains érudits reconnaissant
que toutes les charges ne sont pas vraies , sont appelés à répondre à la
question : « Un musulman peut-il rester croyant s’il prétend être
Dieu ou prophète ou s’il dévie des
doctrines fondamentales de l’Islam ? »
b) Les groupes et les sectes
musulmans dont les charges sont dirigées contre eux, ont tenu une conférence à
Karachi au cours de laquelle ils ont accepté les principes de base régissant
l’Etat Islamique. Tous ont accepté les mêmes principes parce que chacun
considérait l’autre comme un groupe ou une secte en rapport avec l’Islam.
Cependant, aucun de ces groupes, ni de ces sectes n’a chargé l’autre d’être en
dehors du pli de l’Islam bien que des différences mineures existent entre eux. Donc penser exclure les Qadiyanis
de la nation musulmane est une erreur d’autant plus que séparer les autres est
une illusion .
c) La nation musulmane reproche les
Qadiyanis d’être des incrédules. Cette accusation est contraire à toutes les autres dirigées contre les autres
sectes. Les Qadiyanis ont faussement prétendu à l’existence d’un nouveau
prophète. Ils considèrent ceux qui croient en lui comme faisant partie d’une
entité à part tandis que ceux qui ne l’ont pas accepté comme des incroyants.
Tous les Qadiyanis accusent donc les musulmans du rejet de la foi tout comme
les musulmans jugent les Qadiyanis d’incroyance .
Vu ce qui précède, il existe une
différence fondamentale qui ne peut être considérée comme triviale entre les
nombreuses sectes musulmanes .
2 . Sans aucun doute, il existe d’autres sectes en dehors du Qadiyanisme qui ont résisté aux musulmans et qui ont rompu les relations avec eux, et en s’ organisant indépendamment. Certes, le mal qu’ils font à la nation islamique ne peut être comparé à celui commis par les Qadiyanis à plusieurs égards .
Les Qadiyanis reconnaissent que dans
une société musulmane indépendante libre, un prétendu message ne pouvait pas
arriver à maturité ou atteindre ses objectifs. Ils savent que la nation
musulmane déteste pareille prétention à l’instar de tout ce qui divise les
musulmans, piétine les lois islamiques et déchire la société musulmane.
Ayant pris connaissance de
l’attitude des compagnons du prophète vis-à-vis des prétendants aux messages
sacrés, et du fait que toutes les fois que les musulmans prenaient le pouvoir
dans n’importe quel pays, ils n’admettaient jamais de nouvelles fausses
prétentions. Les Qadiyanis ont choisi de nouer les relations avec le
gouvernement incrédule car sans leur protection, ils ne pouvaient pas détruire
l’Islam. Ils ont fait de la nation musulmane une proie depuis qu’ils prêchent
leurs doctrines au nom de l’Islam. Ils savent bien qu’il est de leur intérêt de
soutenir l’occupation étrangère dès lors qu’elle assujettit les musulmans, les
aide à atteindre les avantages et à détruire l’Islam. La nation musulmane libre
et indépendante est une terre odieuse et stérile que les Qadiyanis détestent
beaucoup.
Nous pouvons citer plusieurs textes
de Ghulam Ahmad et des déclarations de ses compagnons mais contentons-nous d’en
retenir quelques uns sans faire de commentaires.
« Le Gouvernement anglais nous
a généreusement récompensés et aidés jusqu’à ce que si nous quittons ce pays,
ni la Mecque, ni Istanbul ne nous protégerait. Ainsi, comment arrivez-vous à
douter de ces bontés. «(Les Causeries Ahmadiyya, vol. 1,p 146).
« Je suis incapable d’accomplir ce que je veux à la Mecque, à Médine, à Damas, en Perse, à Kabul ou à Rome excepté sous la protection de ce gouvernement pour lequel je prie Dieu pour sa gloire et sa victoire. »
( Présentation du Message par Mirza Ghulam, vol. 4 p.69 ).
Tous les véritables Ahmadis qui croient en Mirza Ghulam Ahmad comme un saint prophète envoyé par Allah aux gens, croient aussi sans la moindre flatterie que le Gouvernement Britannique est une faveur d’Allah et l’ombre de sa Miséricorde. Ils croient également que la survie du Gouvernement britannique est aussi la leur.
Ces assertions sus-mentionnées suffisent pour justifier que cette bande de prétendants est consciente des intérêts de l’ occupation des pays musulmans par les incroyants parce que sous la protection de l’occupant, ils peuvent atteindre leurs buts. Si un musulman arrive au pouvoir dans leurs mains, ces prétendants seraient expulsés parce que les musulmans dans la liberté ne supporteraient pas ceux qui détruisent leur religion et divisent leur société .
Plus dangereuse était la tendance qadiyane de
vouloir établir un Etat indépendant au Pakistan . Une année après
l’indépendance du Pakistan, le Calife qadiyani a prononcé un discours à Ku’ta
le 23 Juillet 1948 publié dans Al Fadl du 13 Août 1948. Il a dit : « Plukhistan
britannique vous appartient (Aujourd’hui une partie du Plukhistan pakistanais).
Sa population est estimée à cinq cent mille ou à six cent mille habitants. Bien
que moins peuplé que d’autres districts, il a une grande importance. Comme les
gens sont évaluables dans notre monde , ce district a plus de valeurs que toute
autre partie du Pakistan. Un exemple tiré de la constitution américaine
clarifiera son importance. Chaque Etat a un nombre égal des représentants
indépendamment de son étendue et de sa population. Aujourd’hui, si nous annexons le Plukistan britannique au
district de Bhukistan, ses habitants atteindront un million .
Je pense que vous réalisez la difficulté de
convertir les gens d’un si grand district. Mais vous ne voyez pas que nous
sommes capables de convertir les gens d’un district moins étendu ? Si nous
prenons des précautions nous diffuseront les bannières du Mouvement Ahmadiya à travers tout le district. Notre
doctrine ne triomphera à moins que ses racines ne soient profondes sur le
terrain. Alors travaillez et diffusez
votre doctrine et rendez-la solidement enracinée. L’établir dans un lieu
premièrement et ensuite, si nous réussissons à convertir les gens, nous serons
fiers de notre district. Car convertir les gens, ce n’est pas chose
facile ».
Après toute cette explication, est-il
nécessaire de rester avec les Qadiyanis avec leurs actes et ceux qui s’attachent au prétexte qu’il y a
plusieurs sectes en Islam même celles qui ont des tendances et des
politiques dangereuses comme celles des Qadiyanis ? Est-ce qu’une secte
islamique peut-elle trouver l’Islam mauvais et le système anti-islamique
bénéfique ? Est-ce qu’une secte peut-elle détester les musulmans et se
préparer à établir un Etat indépendant au centre d’un régime islamique ?
Il apparaît qu’il n’ y a pas d’autre secte qui se comporte comme le
Qadiyanisme. Alors, nous demandons pourquoi veulent-ils que nous la
traitions comme d’autres sectes ?
Cette petite secte fait face à un autre
problème. Elle nous demande l’indépendance. N’est-ce pas là une raison de les
expulser ?
Il a été dit que la nécessité conduit l’homme à
demander n’importe quoi. Le bien-fondé de la demande dépend de l’acuité de sa
nécessité. L’existence des Qadiyanis parmi la majorité musulmane nuit
énormément aux musulmans car cette majorité demande la séparation légale de
cette minorité nuisible à la communauté .
La majorité n’a pas créé la cause de la
séparation, mais la minorité en fit lorsqu’elle a établi une société
indépendante et a rompu les relations religieuses et sociales avec les
musulmans du fait d’être séparés des musulmans. Les Qadiyanis en sont entièrement responsables .
Chers lecteurs, Allah vous a doté de l’
intelligence et de la perspicacité. Regardez comment ils refusent d’accepter
les résultats de leurs actions ! S’ils désirent tromper, nuire, et
troubler l’unité des musulmans,
pourquoi abandonneriez-vous la
majorité, alors que vous êtes ses représentants ? Vous deviendriez la
proie de la ruse de cette minorité trompeuse.
Traitons le dernier problème sur la prétention
selon laquelle les Qadiyanis défendent l’Islam et le propagent. Ce n’est pas
juste de les juger comme nous agissons.
En effet, cet
argument est sans fondement, pour tenter certaines gens nouvellement
formés. Nous leur demandons d’étudier et d’analyser ce que nous allons citer
dans les écrits de Ghulam Ahmad lui-même. Ces quelques citations dévoileront les
desseins de ces prétendus défenseurs de l’Islam.
·
Il
dit : « J’ai publié des
livres en anglais, en arabe, en persan et en hindou, en dehors de mon propre
enthousiasme pour convaincre les musulmans de leur devoir d’être fidèles envers
le Gouvernement Britannique. Ces derniers doivent abandonner la notion de la
guerre sainte et attendre le Mehdi qui fera disparaître le sang et éliminera
toutes les autres illusions insignifiantes qui ne pouvant pas être vérifiées
dans le Qur’an. S’ils restent attachés à ces erreurs, je ne dois pas au moins
renoncer aux faveurs de ce généreux gouvernement. Ils seront des pêcheurs à
cause de la perfidie selon la loi d’Allah. » ( Tiryaq Al Quloub ; 28
Octobre 1902 ; p. 307 ).
·
Dans
la même pétition au Gouvernement Britannique, il écrit : « Il
est temps que je dise fièrement à mon gouvernement charitable que c’est ma
vingtième année à son service. Aucune famille musulmane en Inde Britannique n’a
pu faire autant que moi. Il est assez clair que vingt années d’efforts continus, c’est long pour convaincre les
gens sur les enseignements ci-haut mentionnés. Cela ne peut pas être assimilé
au travail d’un hypocrite. C’est un travail de quelqu’un qui éprouve de la fidélité et de la sincérité envers ce
gouvernement. Je confesse que je discute des sujets religieux avec les autres
prêtres rien qu’avec des intentions honnêtes. J’ai publié beaucoup d’arguments
sur le Christianisme, mais je reconnais aussi que lorsque certains
missionnaires écrivirent des invectives contre l’Islam ou des paroles impolies comme les mauvais
arguments contenus dans Nur Afshan dans lequel le missionnaire accusait notre prophète de vol, de luxure, d’adultère
avec sa fille, de menteur et d’effusion de sang. J’ai eu peur que ces écrits
n’irritent les musulmans qui ont été automatiquement choqués. J’ai réagi par un
bon système d’écrire contre ces livres afin d’éteindre le feu de la colère des
musulmans et de diminuer ainsi la portée de ces diffamations calomnieuses en
amortissant la colère des gens dont les emportements menaçaient de troubler la
sécurité nationale. Il est clair que j’ai seulement démenti les écrits
injurieux contenus dans ces livres puisque j’ai découvert que l’écriture était
l’unique moyen d’éteindre le feu ainsi que la colère parmi les musulmans enthousiastes. »
( pp 308-309 ).
Mirza Ghulam Ahmad poursuit en
disant : « Tout ce que j’ai écrit contre les missionnaires était
motivé par le désir de contrôler les musulmans avec sagesse, de les divertir et
d’amortir leurs idées monstrueuses. Je déclare que je suis le plus fidèle et le
plus utile musulman envers le Gouvernement Britannique. Il existe trois causes
qui m’ont hissé à ce premier rang de fidélité.
La première est mon influence parentale, la seconde est la grande faveur de ce gouvernement, et la troisième est la révélation d’Allah. » ( pp. 309-310 ).
« Je n’ai pas uniquement
concentré mon attention sur le remplissage des cœurs des musulmans de l’Inde d’
une sincère obédience aux Britanniques , mais aussi j’ ai écrit beaucoup
de livres en arabe , en persan et en urdu dans lesquels j’ai mentionné des
clarifications pour les habitants des pays musulmans sur la façon dont nous menons notre vie en sécurité, en bonheur, en prospérité et en liberté sous la protection du
Gouvernement Britannique. » (p ;10 ) . Par la suite, il a donné une
longue liste de ses livres qui prouvent
son amour sincère et sa fidélité envers
les Britanniques .
Par ailleurs, il a écrit :
« Le Gouvernement devrait vérifier si ces milliers de musulmans qui me
qualifient d’incrédule, m’injurient et injurient mes partisans, en nous faisant du mal pour la simple raison
que j’ai écrit des milliers de déclarations pleines de mes remerciements au
Gouvernement. Elles émanaient de moi-même et au-delà de ma conscience , de mon cœur, de ma
conviction la plus profonde et que j’ai propagé dans tous les pays arabes. Ne sont-elles pas claires ces
choses ? J’affirme que ma secte
tient le premier rang par sa fidélité envers le Gouvernement britannique et
qu’elle est la plus sincère, la plus fidèle et la plus loyale de toutes les
sectes musulmanes pour avoir déclaré sa promptitude de sacrifier tout pour les
Britanniques. Les principes des Britanniques ne nous placent pas en danger loin
delà. »
Ainsi, il a
écrit : « Je suis certain qu’aussi longtemps que le nombre de
mes compagnons augmentera, celui de ceux qui croient en une guerre sainte
contre l’occupation décroîtra. La croyance en moi est une dénégation de
l’existence d’une guerre sainte » ( p.17).
En négligeant que ce langage et ces expressions
sont dignes d’un prophète, nous voudrions attirer l’attention des lecteurs sur
le fait que ceux-ci constituent les objectifs du fondateur de cette religion.
Tels sont les buts pour lesquels il a lui-même oeuvré, pour défendre l’Islam en
répandant ses enseignements. Ce service rendu à l’Islam mérite-t-il de
remerciements et de respect après tout ce que nous avons vu de ces
objectifs ? Et s’il est encore difficile pour certains de reconnaître la
réalité de ce service rendu à l’Islam, nous leur demandons de méditer sur ce
que nous allons citer, tiré des aveux qadiyanis.
« Nous avons parcouru par
hasard un livre d’un ingénieur italien ayant occupé une position importante en
Afghanistan une fois le livre publié, nous en avions par simple hasard obtenu
une copie. Dans ce livre, l’auteur affirme que le qadiyani Sahib Zadeh
Abdullatif, était tué en Afghanistan parce qu’il était en train d’exciter les
gens à haïr « la guerre sainte ». Le gouvernement craignait que
cet appel n’affaiblisse pas la passion pour la liberté dans les cœurs des
Afghans et ainsi les asservir aux Britanniques. Nous déduisons de ce fait que
ce régime Afghan n’avait pas tué ce qadiyani
pour avoir appelé les gens à haïr « La guerre sainte. »
(Sermon de Mrza Bashir un Vendredi ; Al Fadl ; 6 Août 1935 ).
Le Ministre Afghan des Affaires
Etrangères a fait la déclaration suivante :
« Après que Mollah Abdulhalim Jihar Asiyanis et Mollah Nur Ali Hamiti soient devenus des Qadiyanis, ils ont commencé à enseigner leur doctrine bricolée au nom de la réforme….Quelques temps, plus tard, ils étaient arrêtés pour une autre affaire et éprouvés. On les avait retrouvés avec des lettres envoyée par certains étrangers, lesquelles ont été saisies, et ont prouvé que leurs actions et leurs conspirations s’opposaient aux intérêts de l’Afghanistan. Les lettres révélaient clairement combien les deux fautifs avaient poussé aussi loin en se vendant eux-mêmes aux ennemis de l’Afghanistan. » (Al-Fadl, 3 Mars 1925 ).
Ainsi, nous avons élucidé la réalité du Qadiyanisme en découvrant ses doctrines, ses tendances, ses actions. Et maintenant, nous allons tenter d’expliquer l’origine de cette secte.
1.Un demi siècle s’était écoulé et les Musulmans continuaient de mener la plus mauvaise vie sous l’occupation britannique. Soudainement, un homme prétendit être un prophète. Il déclara qu’il était insuffisant pour les Musulmans de croire au seul prophète Muhammad (paix soit sur lui), mais ils devraient, s’ils désiraient une véritable croyance et l’Islam vrai, croire aussi en lui. Ceux qui ne croient pas en lui sont en dehors du cadre de l’Islam. Ainsi, un prétendant surgit au sein de la nation musulmane unifiée pour dire qu’il est un prophète.
2. Selon sa fausse prétention, cet homme a établi une nouvelle communauté et une société indépendante qui s’opposent aux musulmans comme le font les Hindous et les Chrétiens. Leurs croyances, leurs habitudes, leurs espoirs et leurs souffrances diffèrent de ceux des musulmans.
3. Le fondateur de cette nouvelle communauté a échoué dès le début de sa prétention car la société musulmane ne pouvait pas être détruite. Ainsi, lui et sa clique avaient choisi d’être loyaux, sincères et des serviteurs dévoués envers l’occupation britannique. Ce n’était pas seulement une politique pratiquée mais aussi une conscience du fait que les intérêts sont compatibles avec la victoire des Britanniques, non seulement en Inde mais aussi dans d’autres pays musulmans dans le but de propager son poison et ses mensonges.
4. La secte a anéanti grâce à la conspiration avec les Britanniques tous les efforts des musulmans durant les cinquante dernières années au cours desquelles elle s’est séparée de la communauté musulmane. Le Gouvernement continuait d’insister que la secte devrait être considérée comme islamique malgré toutes les divergences. Les Musulmans étaient très touchés par ces mesures pendant que le Qadiyanisme gagnait du terrain.
En dépit des efforts de tous les érudits, le Gouvernement continuait de convaincre les Musulmans que le Qadiyanisme constitue une des sectes de l’Islam, permettant ainsi aux Qadiyanis de propager leur doctrine parmi les Musulmans.
De ce fait, un Musulman n’était pas interdit de suivre le Qadiyanisme
parce que la secte était légalement considérée comme islamique. Cela a
bénéficié grandement au Qadiyanisme.
Leur nombre et leur pouvoir ne faisaient croître au jour le jour. Les
Musulmans étaient choqués par cette nouvelle communauté qui s’opposait à eux
d’autant plus qu’elle était entrain de se développer comme le cancer dans un
organisme humain.
Le Qadiyanisme est né dans le Punjab, a nui et a détruit l’Islam de sorte qu’il
était naturel que les Musulmans les plus acharnés contre les Qadiyanis soient
des Punjabis.
Cette secte a eu toutes les faveurs du Gouvernement britannique dans l’armée, dans la police, dans la justice et dans l’administration.
C’est bizarre que cette secte ait bénéficié de
tous ces postes réservés aux Musulmans, puisque le Gouvernement la considère comme une des sectes islamiques et
continue de convaincre les Musulmans que ces postes leurs étaient seulement
réservés. Par contre, aux Musulmans étaient octroyés des postes dans les
secteurs de l’économie, du commerce, de l’industrie et de l’agriculture.